Accueil > SPORTS > Rugby Tarbes et 65 > Stado-TPR : Reprise joyeuse et appliquée

Stado-TPR : Reprise joyeuse et appliquée

mercredi 15 juillet 2026, par rédaction

Malgré la chaleur et le pont du 14 juillet en famille, ils étaient plus de 40 au premier entraînement ce lundi 13 juillet à 19h00 sur le terrain derrière le Parc Expo. Ceci parce que les pelouses des terrains de Trélut sont en cours de traitement et seront indisponibles pendant une dizaine de jours. Une reprise avec des sourires, de la sueur, de l’application pour travailler les touches, les rucks et beaucoup d’envie et de vitesse lors des séquences de jeu avec opposition. Bref beaucoup de satisfaction pour une reprise du côté d’Hans Grobler pour les avants et de Johan Paulet pour les trois-quarts sous l’œil des dirigeants et de quelques supporters.

Un super groupe avec de bons mecs et des bosseurs

Une reprise particulière et inédite pour les joueurs qui se retrouvaient pour la première fois sur un terrain même s’ils s’étaient rencontrés vendredi soir pour un barbecue de bienvenue. Une première pour un effectif constitué de 95% de nouveaux joueurs issus à 90 % de la formation tarbaise à travers l’Ecole de Rugby, les Minimes, les Cadets, les Juniors, les Espoirs où l’équipe première. Des joueurs qui ont connu des trajectoires différentes dans différents clubs de la Nationale à la Régionale avec une majorité venue de Fédérale 1 et 2. Certains, à l’image de Hugo Croquet et de Pierre Greyling, ont repris après plusieurs années d’absence pour aider le club de leur cœur à retrouver sa place parmi les quarante meilleurs clubs français. D’autres, comme Morgan Rubio, reviennent après une grave blessure qui les a éloignés de longs mois des terrains. « J’ai trouvé qu’il y avait énormément d’envie, on voyait qu’ils étaient excités et qu’ils avaient envie de jouer » se réjouit l’entraîneurs des avants Hans Grobler malgré plusieurs ballons tombés. « C’est un super groupe avec de bons mecs en plus qui sont des bosseurs. » Mathieu Berbizier, très motivé à l’image de l’ensemble des joueurs, dispose d’une clause libératoire mais en tant qu’ancien joueur pro, il doit avoir un emploi salarié à plein temps pour pouvoir jouer en Fédérale 3. L’arrière a joué en Pro D2 en 2015 avec Hans Grobler, Morgan Rubio et Johan Demaï-Hamecher, qui vont relever le défi de la Fédérale 3.

Créer une équipe soudée et un club familial proche de ses supporters

Outre l’assimilation des placages, les joueurs vont devoir trouver de la cohésion car ils viennent tous de différents clubs. Même si l’esprit de groupe est là puisque la quasi-totalité des joueurs se connaissent pour avoir porté les couleurs du Stado à leurs débuts. « Ce sont de bons joueurs mais on a besoin de créer de la cohésion pour qu’ils jouent bien ensemble. Ce n’est pas sur le papier qu’on gagne des matchs, il faut vraiment créer une équipe soudée et un club familial qui est proche de ses supporters. On va être attendu partout et toutes les équipes vont vouloir faire leur meilleur match contre nous. » Tous ont envie de redorer le blason du club et de faire partie d’une aventure collective humaine et sportive, à l’image d’Hans Grobler qui a vécu, avec Tarbes en Pro D2, sa meilleure expérience rugbystique entre 2012 et 2016. Le talonneur sud-africain a abandonné un CDI d’entraîneur à Metz et tous les avantages liés pour répondre à l’appel de Dries Van Herdeen, l’un des trois co-présidents. Hans Grobler avait dû quitter Tarbes, à la suite à la relégation financière de 2015 en Fédérale 1, comme la majorité de ses coéquipiers. « J’ai toujours eu envie de revenir pour entraîner même les Juniors ou les Espoirs et là j’ai eu l’opportunité de revenir. »

Redonner à Tarbes sa place dans le rugby français

Le Sud-Africain, au-delà de l’aventure extraordinaire qu’il a vécu pour maintenir sportivement Tarbes en Pro D2 malgré 8 points de pénalité, se plait en Bigorre, « Terre de Rugby par excellence » Sa venue est un atout car l’ancien talonneur a entraîné plusieurs saisons en Fédérale 3 à Illkirch et à Metz « Je suis venu pour faire remonter le club qui doit retrouver sa place dans le rugby français. » Un atout car à ce niveau les règles sont complètement différentes, notamment au niveau des placages qui doivent se faire au-dessous de la ceinture sous peine d’être pénalisé. Il est aussi interdit de plaquer à deux et la grande majorité des joueurs tarbais n’ont jamais joué avec ces règles spécifiques à la Fédérale 3. Le staff va s’atteler à effacer de vieux réflexes difficiles à effacer après plusieurs années passées en Nationale ou Fédérale 1 ou 2 ou même en Crabos ou en Espoirs. Une règle qui avantage le jeu debout dans la défense puisque le plaqueur ne peut pas coffrer les bras et le ballon. Le staff a prévu de mettre l’accent sur les placages et sur les rucks où le combat sera rude face aux équipes basques et béarnaises. Eliminé plusieurs fois aux portes de la Fédérale 2, Hans Grobler est le mieux placé pour avertir ses joueurs de la difficulté de la tâche. Surtout dans une Poule Basco-Béarnaise où il faudra lutter à chaque match pour terminer aux deux premières places pour éviter de tomber sur une grosse équipe lors des seizièmes de finale qualificatifs pour la montée. Niort, Dijon, Strasbourg, Grand Dole, Tarare, Issoudun, Entente Miélan-Mirande-Rabastens, Marcus-Menditte, Nérac, Chatou, Angers ou Beaune avec un Budget de 900 000 euros, font partie des bonnes équipes de Fédérale 3.

Jean-Jacques Lasserre