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Parvis 2026‑2027 : une saison ouverte, engagée et résolument plurielle

samedi 13 juin 2026, par rédaction

La saison qui s’achève laisse au Parvis un bilan particulièrement positif. Malgré la crainte d’un essoufflement après les festivités des 50 ans, la fréquentation est restée très élevée : 50 000 spectateurs pour les spectacles, dont une large part en itinérance, plus de 140 000 entrées au cinéma et 15 000 visiteurs au centre d’art. Au total, 205 000 personnes ont fréquenté la scène nationale cette année, un niveau comparable aux années anniversaires. La présence de 38 000 jeunes confirme l’importance du renouvellement des publics et la pertinence du travail mené avec le territoire.

Après les élections municipales, l’équipe a dû renouer le dialogue avec les nouveaux élus. Une étape toujours sensible, mais qui s’est révélée constructive : les responsables politiques se montrent curieux, disponibles et désireux de bâtir de nouvelles coopérations, malgré les réalités financières qui s’imposent à eux.

Pour 2026‑2027, Frédéric Esquerré réaffirme la mission de service public du Parvis : garantir la liberté artistique et maintenir un lieu ouvert à toutes les sensibilités, dans un contexte politique parfois tendu. La saison s’articule autour d’une coloration politique assumée, avec l’accueil de trois volets de la série théâtrale Les Huit Rois consacrée aux présidents de la Ve République, ainsi que Macbeth, Hamlet et, après les présidentielles, Grand peur et misère du Troisième Reich. Le cinéma suivra également ce fil rouge.

Plusieurs temps forts rythmeront l’année : un focus écologique à Payolle avec spectacles en forêt et installations artistiques ; la deuxième édition du festival de danse Fest Nov ; le rendez‑vous transfrontalier Hola España ; un temps fort jeunesse en février ; la troisième édition du festival rock Dark Side of the Rock ; et un cycle consacré aux formes hybrides.

La programmation accueille de nombreuses têtes d’affiche : Alex Lutz, les acrobates de XY, le Cirque Aïtal, le Cirque Le Roux, l’Idéal Club, ou encore le magicien Thierry Collet qui interroge l’intelligence artificielle. Le théâtre sera représenté par Molière revisité par Robin Renucci et François Morel, ainsi qu’une grande création de Tiffenn Raffier sur la fin de vie. Emma Dante présentera également ses grandes formes.

Le jazz et les musiques actuelles ne sont pas en reste : Rita Payès, Dhafer Youssef, Richard Galliano, l’Orchestre national de jazz, Al Di Meola, un fil Beethoven avec les orchestres de Pau et Toulouse, Paul Lay en solo, Fatoumata Diawara, Abd Al Malik et même Magma, de retour 53 ans après leur premier passage.

La jeunesse demeure un axe central avec douze propositions pour les 2‑18 ans, mêlant ateliers, spectacles, participation artistique et programmation dédiée à la petite enfance. L’objectif reste de s’adresser à toutes les générations sans renoncer à l’exigence artistique.

Enfin, si 60 % du public est abonné, le Parvis veille à rester accessible : des quotas sont réservés aux scolaires, aux amateurs, aux quartiers et aux compagnies. La vente à l’unité ouvrira dès le 7 juillet. L’impact économique demeure significatif avec 4 000 nuitées générées, 30 salariés permanents, 15 ETP intermittents et un budget dépassant les 4 millions d’euros.