Communiqué de Jean Glavany
Il n’y a pas beaucoup de raison de se réjouir du jugement du tribunal de Pau ce lundi 8 décembre.
D’abord parce que la condamnation d’un homme, fût-il Maire de Tarbes, n’a rien de réjouissant en soi sauf à faire preuve de névrose obsessionnelle à son égard, ce qui ne peut être le cas de citoyens raisonnables qui préfèrent débattre d’idées, de valeurs et de principes que s’attaquer aux hommes.
Ensuite parce que cette condamnation va, une fois de plus, alimenter le « tous pourris » dont on sait très bien, hélas, à qui il profite.
Mais encore parce que les habitants de notre département et de notre agglomération vont souffrir de l’image de notre territoire ternie, ces jours-ci, par les titres de la presse nationale. Ils méritent mieux.
Enfin parce que si Justice a été faite, ce que chacun doit respecter, c’est au bout d’une procédure interminable, longue de douze ans, et que ça n’est pas acceptable. Il y a quelques années, une pétition de 3000 magistrats, publiée après le suicide d’une de leurs consœurs, dénonçait le « dilemme insupportable » qu’ils vivaient et les obligeait « à choisir entre juger vite et mal, ou juger bien mais dans des délais incompatibles avec la démocratie ». Nous y sommes : ce jugement est ce qu’il est, rendu par des juges respectables, mais 12 ans c’est incompatible avec l’idée qu’on peut se faire d’une justice démocratique.
Au fond il n’y a que deux motifs de se réjouir bien modérément :
- le premier est pour l’occasion donnée de féliciter chaleureusement les « lanceurs d’alerte », avocat ou notaire, militants associatifs, politiques ou syndicaux - avec un hommage particulier pour le syndicat CGT des personnels municipaux de Tarbes , qui a fait preuve de vigilance citoyenne, de courage et d’abnégation dans la durée- qui avaient alerté, il y a longtemps, un certain nombre de responsables publics sur les faits aujourd’hui condamnés. Ils ont fait leur devoir de citoyens et hommage doit leur être rendu.
- le deuxième, plus modeste et sans importance, me donne l’occasion de répondre -enfin !- aux accusations nombreuses de celui qui est aujourd’hui condamné et qui répétait que le dossier était vide et que c’était un procès politique orchestré par moi : on sait aujourd’hui qu’ il n’y avait pas de « système Glavany » et que le dossier n’était pas vide : il y avait des faits, des infractions, des fautes et aujourd’hui, une condamnation. Point final. C’est la première et dernière fois que je m’exprime sur cette pénible affaire.
rédaction
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