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Débrief de Cognac avec Fabien Fortassin

mercredi 27 octobre 2021 par Rédaction

Satisfait de la performance et du contenu

Le technicien tarbais, était plein de retenue par respect à une équipe qui vient de vivre une Bérézina sur son sol. Au-delà de la victoire et du bonus, il appréciait le comportement de ses joueurs qui étaient restés concentrés jusqu’à la fin. « Je suis satisfait de la performance et du contenu. Je suis content, que finalement, on soit récompensé. On restait sur deux défaites contre deux des cadors de la Poule, Massy et Nice. On s’est évertué à dire aux joueurs que ce qu’on faisait, c’était intéressant et qu’on était dans le vrai. Il fallait le valider sur le terrain et je suis content. Ils ont fait les choses dans la continuité de ce qu’on avait fait à Massy et contre Nice aussi. La grosse différence, c’est qu’on a été efficace, qu’on a scoré et après, on prend confiance. » Invaincus en trois rencontres avec Cognac, les Tarbais partaient en confiance au contraire des Charentais.  « Cognac est dans une situation difficile et ils ont un peu la tête sous l’eau » reconnaissait Fabien Fortassin qui savait qu’il fallait faire douter cette équipe qui restait sur deux défaites sur sa pelouse.

Personne n’est sorti du cadre et on est récompensé

Quand ils ont pris le score les Tarbais n’ont rien lâché en défense et ont continué à envoyer du jeu. Et ce en restant dans le cadre collectif, sans tomber dans une charlottade. « Ce qui est bien, c’est qu’on ne baisse pas, on continue. On a fait un match sérieux. On les a respectés jusqu’au bout en insistant, en ne les prenant pas de haut. On a continué à faire les choses simplement, collectivement. Personne n’est sorti du cadre et on est récompensé. Je suis content, que les joueurs se soient rendus compte qu’on ne leur raconte pas des salades pour leur faire plaisir. Quand ils font les choses bien on leur dit et aujourd’hui ils ont validé ça. La cerise sur le gâteau, c’est le score, c’est le bonus offensif. » La force de cette équipe tarbaise, qui restaient sur deux grosses désillusions à Massy et contre Nice, c’est de ne s’être pas affolée à 10-0 et même à 13-7. Privés de ballons, les Tarbais ont subi pendant le premier quart d’heure. L’ancien ouvreur le reconnaissait sans aucune fioriture. Le premier quart d’heure est dégueulasse. C’est catastrophique. On prend un essai d’entrée, on prend pénalité sur pénalité. Il y a deux temps de jeu, sans vitesse, et on se fait breaker bêtement. On est mené 10-0 mais ils ont remis les choses dans l’ordre. Ils ne se sont pas affolés. On a su être efficace aux bons moments et sur la durée. » C’est ce sérieux, ce respect des consignes de jeu, alors que les joueurs auraient pu se griser et sortir du cadre qui fait plaisir à Fabien Fortassin. « Ça c’est bien, parce qu’on aurait pu à un moment donné, à plus quinze ou plus vingt, baisser un peu et perdre le bonus. On l’a vu l’an dernier. On mène largement et ensuite, on se fait peur. Là, on a su continuer à enfoncer le clou et on s’est rendu le match plus facile. Et ça, c’est tout à leur honneur. » L’entraîneur est bluffé mais pas surpris, de voir son équipe inscrire huit essais contre une équipe qui n’avait pris que cinq essais en trois rencontre à domicile (Suresnes, Blagnac, Soyaux-Angoulême).  « Cette performance ne me surprends pas non plus parce que je continue à être persuadé que le match contre Nice était bien dans l’intensité, dans ce qu’il fallait faire mais que malheureusement, on avait manqué d’efficacité. Quand on score, on met le doute à l’adversaire et on prend confiance. »

Faire preuve de beaucoup d’humilité

Fabien Fortassin relativise aussitôt et pense déjà au troisième Bloc avec pour commencer la réception de Dax qui vient de corriger Bourgoin (41-9, avec 5 essais). « Maintenant on va faire preuve de beaucoup d’humilité. Il y a un nouveau bloc, il y aura la réception de Dax qui ne sera pas évidente du tout. On sait trop bien que ça change très vite. Ce qui est bien c’est que cette victoire arrive avant la coupure et qu’on peut partir l’esprit libre. On va pouvoir aussi récupérer parce qu’on a encore deux blessés. » Il faudra attendre les résultats des examens mais Alexandre Combier (déchirure) et surtout Jonathan Duffau (entorse cheville) devaient être absents contre Dax au minimum. Mees Erasmus et Antoine Palisse peuvent suppléer le Gaucher et Julien Cantan est la doublure de Jonathan Duffau au poste de centre où peut glisser Johan Paulet. 

Tout est plus facile quand on joue en avançant

Le soleil, la douceur de l’Eté indien, chaud sans être suffocant, favorisaient le jeu à la main, d’où le replacement de Thomas Lhusero à l’ouverture. Encore fallait-il de bons ballons et cette fois encore, les avants ont répondu présents. « Les conditions faisaient qu’on savait que ça allait être jouable. Le profil de l’équipe de Cognac, lourde, massive, qu’il fallait déplacer, favorisait ce jeu de mouvement. La charnière a bien animé. Après tout n’a pas été parfait, il y a eu du déchet, mais on a su mettre de la vitesse, un peu d’alternance aussi. Après, ce qui fait la différence, c’est qu’on joue en avançant. Devant, on gagne nos duels, on joue sur l’avancée, des sorties rapides. Tout est plus facile quand on joue en avançant. Les demis et les trois-quarts sont tributaires de l’avancée, du paquet d’avants. Les circonstances étaient favorables pour un jeu dynamique. On a su jouer dans les bons espaces et on a vu de beaux essais d’avants et de beaux essais de trois-quarts. Il y a eu de l’alternance, du jeu debout, du jeu au près, du jeu au large et ça a voulu réussir, tant mieux. » Sur les huit essais, cinq sont marqués par les avants dont deux (Albain Méron et Ximun Bessonart) sur des pénalités jouées à la main. Par contre les deux essais de Loan Réal, sont marqués en position d’ailier sur du jeu au large. Au même titre que l’essai de Maile Mamao et les deux essais de Morgan Rubio. L’essai de Berbizier, est un combiné des deux formes de jeu, puisqu’à l’issue d’une percée de Duffau, qui y laisse sa cheville, c’est Berbizier qui termine en force poussé, par ses coéquipiers dans l’en-but.

Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre