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Les 28 salariés de l’abattoir de Tarbes inquiets pour leur avenir

jeudi 25 juin 2020 par Rédaction


Le groupe ARCADIE connait de très importantes difficultés qui justifient que sa situation soit entre les mains du Comité Interministériel de Restructuration Industrielle ( CIRI) placé sous l’autorité du Ministre de l’économie. La société SOGEAT (filiale du groupe ARCADIE) gère les abattoirs de Tarbes depuis la privatisation décidée par la municipalité et enregistre sur les trois dernières années des capitaux propres négatifs, révélant une situation de très grande difficulté. L’avenir du site est clairement en jeu avec toutes les répercussions sociales que l’on imagine pour les salariés et au delà, pour l’économie locale et le tissu local des artisans bouchers. Les salariés sont jusqu’à présent maintenus dans l’ignorance totale de leur avenir, tout en constatant que des repreneurs éventuels (exemple : groupe Bigard) se sont déplacés pour visiter le site. Un site dont il convient de rappeler que les investissements de modernisation n’avaient pas été pris en charge (en dépit du cahier des charges qui lui incombait) par la SOGEAT mais en grande partie par la ville de Tarbes.


« La CGT a alerté les pouvoirs publics sur la situation et un premier rendez-vous téléphonique est prévu avec M. Glita (délégué interministériel aux restructurations d’entreprises placé auprès du Premier Ministre) le 29 juin à 15 h 00. Les 28 salariés de l’abattoir de Tarbes sont inquiets. Ils demandent la tenue d’une table ronde afin d’en savoir plus », indique José Navarro de la CGT.

Gilles Hourie a indiqué que de 2000 à 2011, la ville de Tarbes a payé de lourds investissements. Aujourd’hui, Arcadie a doublé voire triplé les volumes et ils seraient en déficit, ce qui inquiète les salariés, de plus ils travaillent trois fois plus avec moins de personnels. Arcadie n’a pas acheté l’abattoir comme cela était prévu, Arcadie a préféré privilégier sa production. Le représentant de la CGT précise qu’il aurait été préférable de rester avec un abattoir public départemental, « Ça fait 5 ans que l’on en parle ». Pour lui on ne peut pas faire du circuit court, chose dont tout le monde parle, sans abattoir. « Nous allons forcer les politiques à prendre leurs responsabilités ».

Pour les salariés de l’abattoir, l’inquiétude est présente « Nous voulons savoir ce qui va se passer pour nous, le bruit court qu’Arcadie va être repris par Bigard. Nous voulons savoir où l’on va ? Aujourd’hui nous ne savons rien, la direction ne dit rien. Y a-t-il un repreneur ? Nous avons appris par simple note affichée que quelque chose allait se passer mi juillet, c’est tout. Pourtant le site de Tarbes fonctionne bien. Depuis la reprise par Arcadie et malgré l’augmentation du tonnage abattu, on dit que la situation n’est pas bonne. Mais alors où va l’argent ? Part-il pour aider d’autres abattoirs ? Nous, nous pensons que le site est rentable, alors que pour eux non ! Nous voulons savoir où l’on va ! Nous allons obliger les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités », conclut Gilles Hourie.

Nicole Lafourcade