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Saint-Sulpice-Tarbes, dimanche 12 janvier à 15h00 au Stade Gaston-Sauret

jeudi 9 janvier 2020 par Rédaction

L’analyse de Victor Labat

Une troisième place en jeu

Ce premier match de l’année 2020 est attendu avec impatience par les supporters locaux, car Saint-Sulpice est en capacité, en cas de succès, de prendre provisoirement la troisième place à Tarbes qui compte un match de retard (Graulhet à Trélut). Après avoir battu Albi, les Saint-Sulpiciens ne font plus aucun complexe et les joueurs auront certainement à cœur de démontrer qu’ils valent mieux que le 32-0 encaissé au match Aller et le 42-5 du match amical des « Rencontres de Maubourguet ». Compte tenu de ses résultats Saint-Sulpice a répondu présent au delà de toutes les espérances et jouera sans aucune pression. D’autant qu’il sera pratiquement au complet. « On a un Groupe compétitif et on a la chance d’avoir peu de blessés », avoue Victor Labat.

Notre meilleur bilan comptable à mi-saison

A la veille de recevoir Tarbes, l’USSS (l’Union Sportive Saint-Sulpicienne) est à deux points derrière au classement (38 contre 40) avec huit victoires, un nul et 2 bonus offensifs. « C’est le meilleur bilan comptable qu’on ait eu à mi-saison », confirme l’entraîneur. Les Hauts-Garonnais ont perdu seulement trois rencontres à Tarbes (32-0), à Oloron (24-16) « où on aurait pu prétendre autre chose » et contre Blagnac à domicile (9-18) « qui m’a semblé vraiment meilleur que nous. Le seul regret, c’est Oloron d’où on aurait dû ramener, au moins, un point bonus, » analyse l’ancien pilier qui est plutôt mitigé sur le match nul à Pamiers. « Quand on a joué contre eux, on s’était dit qu’on avait pris deux bons points, parce qu’ils avaient des résultats plutôt à leur avantage. Aujourd’hui, on se dit que c’est plutôt deux points de perdus, parce qu’ils ont enchaîné, depuis, pas mal de contreperformances. » Blagnac est la seule équipe à s’être imposée à Gaston Sauret cette saison. « Les conditions étaient moins difficiles », reconnaît l’entraîneur. « Ils ont été meilleurs que nous sur ce match là. C’est une équipe qui a un niveau et une homogénéité dans son jeu qui est plus intéressant que chez d’autres équipes. Blagnac, aujourd’hui, est quand même un ton au dessus et je trouve qu’ils sont presque au niveau d’Albi. Ils ont une homogénéité, un Groupe et une structure super intéressants. » 

Une victoire honorifique contre Albi

Sur leurs huit victoires, les Saint-Sulpiciens en ont remporté cinq à domicile contre Lannemezan (33-8), Bagnères (28-13), Lavaur (33-9), Albi (9-3), Mauléon (7-3). Victor Labat, relativise le succès contre Albi, qui ne compte qu’une seule défaite à ce jour. « C’est très honorifique. C’est une équipe, qu’on ne peut battre qu’une fois. C’est tombé sur nous. Ça nous a fait une superbe presse et ça a donné énormément de mental au Groupe. C’est une victoire honorifique mais qui est très importante, pour nous entraîneurs, dans la constitution d’un Groupe. » Outre le soutien du public, les conditions climatiques ont aussi beaucoup joué. « Les conditions étaient difficiles et il fallait savoir s’y adapter. Peut-être que nous avions mieux préparé stratégiquement ce match. Je n’ai pas entendu leur entraîneur dire qu’il s’était trompé stratégiquement. Ils ont plutôt jeté la pierre sur leurs joueurs et l’arbitrage. J’estime que ce jour là, sur un match, on a été meilleur qu’eux, même si, sur l’ensemble de la saison, ils seront au dessus de tout le monde. » Vexé par les propos albigeois, Victor Labat rappelle : « Beaucoup de nos joueurs sont passés par la Pro D2, voire même le Top 14 et on n’est pas une équipe de manches. » A part les « Gros », le promu basque a été la seule équipe à les accrocher à Gaston-Sauret. « Attention Mauléon, en terme d’organisation, de défense collective, est je trouve, une très bonne équipe. Honnêtement, on ne fait pas un mauvais match. On fait un bon match mais on est tombé sur une grosse adversité. C’est une équipe qui est capable de performer. Ils prennent un bonus défensif qui est mérité. Pour une équipe qui a 260 000 euros de budget, son parcours est super honorifique. » Il y a aussi le contexte. Après le succès contre Albi le match contre Graulhet avait été annulé et les joueurs ont, peut-être cru que ce match contre le promu serait facile. « Inconsciemment, c’est évident, on était monté très haut après Albi et derrière, il y a toujours forme de descente », avoue l’ancien pilier.

Une équipe qui reste sur trois succès consécutifs à l’extérieur

A l’extérieur, Saint-Sulpice compte un nul à Pamiers (19-19) et trois succès à Fleurance (13-19), à Lannemezan (15-21) et à Graulhet (21-22) et ce, en faisant beaucoup tourner le Groupe. Trois succès consécutifs (11ème, 12ème, et match en retard), qui donnent un plein de confiance avant de recevoir une équipe Tarbaise qui reste sur un échec à domicile contre Albi et qui n’a pas joué depuis le 29 novembre, suite à l’annulation du match contre Graulhet. Saint-Sulpice pour sa part, a disputé deux rencontres victorieuses à Lannemezan et à Graulhet. « On a la chance de rester sur trois victoires à l’extérieur (Fleurance, Lannemezan, Graulhet), alors qu’on avait au maximum deux victoires à l’extérieur sur toute une saison. » De plus le Stade Gaston-Sauret a vu chuter des équipes « pros », comme Narbonne (16-13), et Aubenas (24-14), l’an passé et bien sûr Albi cette année. Seul Blagnac (5-10) et Valence Romans (12-16) l’an passé, s’y sont imposés. « Ça fait plusieurs années qu’on fait tomber des leaders chez nous. Il y a un climat, pas hostile, mais plutôt clocher », concède l’entraîneur. C’est dire si l’emporter sur les bords de la Lèze n’est pas chose aisée. Surtout quand tout un stade pousse derrière ses joueurs et met une pression terrible à l’arbitre et aux joueurs adverses. Là, Gaston-Sauret devrait faire le plein, face à Tarbes, comme il l’avait fait contre Albi et Blagnac. Malgré un match de retard joué pendant la coupure, les quinze jours de trêve auront permis aux joueurs de se régénérer. Par contre, les Tarbais n’ont pas joué depuis un mois et demi et n’auront que dix jours d’entraînement dans les jambes. « Oui, ça peut être un avantage pour nous dans l’intensité », pense l’entraîneur. L’autre avantage de Saint-Sulpice, c’est qu’il joue sans aucune pression. Quels que soient les résultats, les entraîneurs ne subissent aucune pression et ils n’en mettent pas à leurs joueurs. « On leur demande de ne pas faire de projection comptable sur un bloc. Nous, c’est basé sur le moment présent. Chaque match est un moment à passer. Il faut réussir une performance quelque soit notre adversaire. »

Une équipe sans aucune pression du résultat

Mais contre Tarbes la motivation sera multiple, notamment par rapport aux précédentes rencontres. « A Tarbes, ce sont les deux plus grosses branlées qu’on ait pris, il ne faut pas l’oublier. Après, il n’y a aucune animosité contre Tarbes et les joueurs. On met beaucoup de concurrence et de rotations dans notre équipe et peut-être qu’on a eu des choix qui n’ont pas été très bons. » Mais pas question pour autant de parler de joueurs revanchards, si on se fie aux propos de l’ancien pilier. « On ne parle même pas de revanche. Nous, on n’a pas d’impératif du club. Ce qui importe, c’est d’avoir un rugby intéressant. C’est d’avoir un rugby aéré et de respecter les valeurs du club. Nous, en tant qu’entraîneurs, on n’a pas, réellement, cette pression de résultat. L’objectif du club, c’est de se qualifier. La saison dernière, on s’est qualifié lors de la dernière journée et aujourd’hui on a treize points d’avance sur le septième. Ça ne nous changera pas la vie si on perd contre Tarbes. Ce qui m’importe, c’est le contenu que mes joueurs vont mettre dimanche. On a perdu contre Blagnac et on a mérité de perdre. On est tombé sur une équipe qui méritait sa victoire. Si dimanche, on gagne tant mieux. C’est qu’on aura été meilleur que Tarbes et qu’on aura tout fait pour être meilleur qu’une grosse équipe. Si au contraire Tarbes gagne chez nous, et si on perd en ayant fait le maximum, ça peut arriver, il n’y aura pas mort d’hommes. Si les joueurs donnent tout et appliquent stratégiquement les consignes, je ne leur en voudrai pas. »

Un moment historique en cas de victoire

Les entraîneurs et l’entourage du club vont plutôt parler de moment historique en cas de victoire, au-delà de battre un club « pro ». « Ce qui m’anime, dans la réception de Tarbes, c’est que dimanche soir, le club peut être troisième de la Poule. Certes Tarbes à un match en moins, mais au 12 janvier à 17h30, le club peut être troisième de Poule. C’est plutôt ça qui nous intéresse. Comptablement, Saint-Sulpice peut être, devant Tarbes au soir de la treizième journée et on prendra une photo. » C’est vrai que Saint-Sulpice s’est fait un nom dans le paysage du rugby, comme étant le « Petit Poucet » capable de battre des grosses cylindrées. Il a même eu les honneurs de la télévision, contre Valence-Romans la saison dernière. Etre troisième au classement devant un club « Pro » aussi « prestigieux » que Tarbes marquerait l’Histoire du club. Victor Labat s’attend à recevoir une équipe tarbaise ambitieuse. « Tarbes va se présenter avec une équipe compétitive pour prendre des points à l’extérieur, c’est évident. » Au-delà des deux lourdes défaites, il respecte les Tarbais. « Tarbes c’est une des meilleures défenses de la Fédérale 1. Je crois qu’ils n’ont que sept essais encaissés en onze matchs. Déjà, c’est garant de certaines choses. C’est une équipe qui est très, très, bien organisée défensivement et qui a des joueurs très intéressants offensivement. Derrière, ils ont deux ou trois joueurs qui sortent du lot et devant, ils ont une bonne conquête. C’est une équipe qu’on a étudié évidemment, comme eux nous ont étudiés. Même en Fédérale 1, il y a des stratégies de match et on mettra en place des choses, pour essayer de gagner. »

Propos recueillis par Jean-Jacques Lasserre