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Retour sur Pamiers-Tarbes

lundi 2 décembre 2019 par Rédaction

Pamiers a toujours son destin en main

Le speaker du stade avait fait monter la pression en énonçant les enjeux pour les locaux qui n’avaient plus gagné à domicile depuis le 7 septembre. Malgré une bonne entame avec un essai inscrit en moins de deux minutes, les Appaméens, trop indisciplinés ont dû, en infériorité numérique, céder en toute fin de match. Malgré trois défaites et un match nul à domicile Pamiers, qui a reçu trois des quatre meilleures équipes de la Poule, a toujours son destin en main. Seule la défaite (3-17) contre un rival direct fait tache. Perdre 20-26 contre Albi, 16-19 contre Tarbes et faire match nul 19-19, dans un vrai derby, contre Saint-Sulpice, n’a rien d’inquiétant bien au contraire. Les Ariégeois ont pris 4 points au 1er, au 3ème et au 4ème de la Poule et ces points devraient compter en fin de saison. La déception, bien sûr, était grande d’autant que déjà diminuée, la première ligne appaméenne a perdu sa poutre Tekassala.

Les analyses et les réactions d’après-match du côté Appaméen

Benoît Marfaing : Encore une fois on ne passe pas loin

Le manager avait promis que ses joueurs se donneraient à 300% et assuré qu’un point de bonus défensif, le contenterait face à une équipe comme Tarbes, en songeant au 0-34 à Oloron. Sur ces deux points, Benoît Marfaing pouvait être satisfait même s’il aurait pu espérer plus après un très bon début de match. « On fait vingt cinq très bonnes minutes où on arrive à mettre en place notre jeu où on arrive à les faire déjouer. Sur la seconde mi-temps, on a des difficultés en conquête, on ne remet pas la main sur le ballon, on a un jeu au pied complètement défaillant. C’est vrai qu’encore une fois, on ne passe pas loin face à des équipes de ce calibre là. C’est bien de faire des bons matchs mais à un moment il faut prendre des points pour nous soulager au classement et j’espère que ça va tourner en notre faveur. » Le Manager, très fair-play rend hommage à ses vainqueurs. « On va en sortir du positif et on va féliciter les Tarbais, bravo à eux. » Benoît Marfaing ne cherche pas l’excuse des absences qui ont nui à la mêlée qui est un des points forts de Pamiers, avec en plus la sortie de Tekassala au bout d’un quart d’heure. « J’ai fait passer mon huit à gauche et ça a été très compliqué car j’ai déjà un gaucher par terre. Après, ce sont les aléas du rugby et on ne va pas se cacher derrière ça. Ce n’est pas la mêlée qui nous fait perdre. On loupe 9 points sur les trente premières minutes pour les distancer au score. On a eu vraiment du mal à inverser la pression par du jeu au pied et du coup, on est maintenu dans notre camp et c’est compliqué, avec cette défense en face, de faire 80 m avec le ballon. » Un match, qui, après des débuts prometteurs est tombé en intensité. « Il n’y a pas eu beaucoup de rythme, on est allé de touches, en mêlées et en pénalités avec les arbitres de touche qui intervenaient. » Une fois encore les Appaméen ont sorti une grosse défense. « On a des joueurs qui sont très denses physiquement et en défense on arrive à renverser la pression. » Mais une fois encore, Pamiers a péché par son indiscipline chronique. « On finit encore à 14, en neuf matchs, on n’en a pas encore fini un à 15. Il va falloir essayer de régler ce problème là, pour voir l’avenir un peu plus rose. »

A huit jours du choc contre Albi, le Manager livre son analyse : « Cette équipe tarbaise, dès qu’elle met la main sur le ballon, qu’elle est propre en conquête, elle peut mettre en difficulté certaines équipes. Après contre Albi, il va leur manquer un petit peu d’expérience, un peu de sûreté, car c’est une équipe qui est assez jeune, avec des garçons assez jeunes. S’ils sont mis sous pression, je ne sais pas trop comment ils vont réagir, contre une équipe expérimentée comme Albi. L’équipe de Tarbes a les moyens de titiller les grosses équipes mais il va falloir vraiment qu’elle mette la main sur le ballon et qu’elle le garde le plus longtemps possible. » 

Julien Sentenac : On est retombé dans nos travers

Le capitaine relève l’indiscipline chronique de son équipe. « On pèche encore sur la discipline. En première mi-temps, on était dans notre objectif de ne pas dépasser les cinq fautes et on était devant au score. On fait vingt bonnes premières minutes et les vingt dernières sont pour eux. Au retour des vestiaires, ils ont dû prendre une remontée. On est acculé chez nous et on n’arrive pas à sortir de notre camp. Et là, on retombe dans nos travers, on fait beaucoup de fautes et du coup on prend des pénalités. » Le demi-de-mêlée regrette aussi des manquements dans le jeu. « Notre crédo c’est de mettre du jeu et en première mi-temps on a réussi à avoir un peu la possession. Après on pèche sur les fondamentaux et on se fait pénaliser en fin de match sur des fautes qui sont justifiées. C’est la somme de toutes nos petites erreurs qui font qu’on est à la fois proche et loin des gros. » Julien Sentenac donne son sentiment sur Tarbes. « C’est une équipe qui est un peu plus jeune et un peu plus tendre que les Albigeois qui sont vraiment très, très, solides. Ici, on les a surpris mais je ne pense pas qu’on puisse les surprendre deux fois. Ils ne s’attendaient pas à tomber sur une bande de conquérants. Les quatre équipes, avec Blagnac et Saint-Sulpice, sont bien en place. »

Côté tarbais : Une cinquième victoire consécutive fédératrice

Les Tarbais, depuis Lannemezan, sont à cinq victoires consécutives dont trois à l’extérieur. Et celle là a une valeur particulière car elle a été arrachée face à une équipe très solide et très rugueuse devant un public en feu qui explosait à chaque action. Une équipe qui jouait de plus le couteau sous la gorge et qui a mis tout en œuvre pour sauver sa peau, si on en croit les témoignages des joueurs tarbais. Les rucks étaient un véritable panier de crabes avec coups de tête, coups de poing et même fourchettes. Face à ces intimidations et à des placages désintégrants mais règlementaires, les jeunes Tarbais ne se sont pas laissés intimider et on été chercher une victoire qui paraissait mal engagée. Une nouvelle victoire fédératrice pour une jeune équipe en reconstruction qui découvre les arcanes de la Fédérale 1 et son rugby, parfois d’un autre temps, qui nécessite beaucoup de combat et de solidarité. D’autant que contrairement à Oloron, les Tarbais ont été loin du match parfait et de la réussite totale.

Thomas Lhusero : Ce sont les piliers qui nous font gagner

Le demi-de-mêlée est devenu un rouage essentiel de cette équipe, toujours à la pointe du combat en attaque ou en défense et son analyse est toujours pertinente. « On fait une entame plus que moyenne pendant une vingtaine et on se fait cueillir à froid par un essai en moins de deux minutes. On fait une bonne séquence qui nous remet bien et on prend trois points. On tourne à la mi-temps à 16-9 et on est encore dans le match. On est revenu avec les dents longues et un nouveau plan de jeu. On score très rapidement et on va chercher la victoire à la fin grâce à une très bonne mêlée. Il faut saluer le travail des piliers qui ont été décriés en début d’année et aujourd’hui, ce sont eux qui nous font gagner. » Malgré un début de match très compliqué les Tarbais ont su réagir. « On n’a pas une bonne conquête, on n’a pas un bon jeu au pied, notamment le mien. En première mi-temps, il n’y avait rien qui souriait par rapport aux derniers matchs. On s’est remis en questions à la mi-temps, on a remis les choses à plat et on s’est réorganisé. » L’emporter dans un contexte difficile est porteur d’espoirs. « A part Lannemezan où on n’y était pas du tout, c’est, avec Blagnac, le match le plus dur à l’extérieur. On est tombé sur une équipe féroce, avec des placages saignants, qui avait envie de gagner chez elle. C’est un plaisir d’être venu gagner ici où s’ils jouent comme ça beaucoup d’équipes ne viendront pas gagner.

Ciaran O’Flynn : On a fait trop de fautes bêtes

Le seconde ligne, excellent par ailleurs, a été victime d’une « roublardise à l’ancienne » et a fait la passe à un adversaire intercalé qui lui hurlait « à droite vite » alors que l’action dans les 22 m tarbais semblait partie pour aller loin. Un gag dont il rigole puisque la victoire est malgré tout au bout. « Physiquement, c’était dur mais on s’y attendait car, sur les vidéos, on avait vu que c’était de beaux bébés. Là où on a péché, c’est qu’on n’a pas fait ce qui était prévu à l’entraînement. Là, on les a défié physiquement sur du jeu à une passe alors qu’on avait décidé de faire un jeu plus large et plus aérien. On a fait aussi trop de fautes bêtes en touche et on se fait pénaliser alors qu’on aurait pu mener le jeu largement. En fait on n’a pas joué le jeu qu’on devait jouer. On est très heureux d’avoir gagné ici parce qu’ils ne lâchaient pas et que nous, on leur laissait du lest pour revenir. »

Mathieu Berbizier : Ce n’est que du positif pour nous

L’arrière a été une nouvelle fois l’artificier de l’équipe à la fois par ses points au pied mais aussi par ses relances qui ont mis le feu au terrain de Balusso. « On prend un essai d’entrée, on est mené 7-0 et on a mis un bon quart d’heure à bien rentrer dans le match. A part cet essai, on n’a pas été en danger pendant tout le reste du match. On a su réagir en seconde mi-temps et on gagne ce match et ce n’est que du positif pour nous. On a fait ce qu’on a pu faire avec les ballons qu’on a eu. Il s’est mis à pleuvoir et les conditions se sont un peu plus compliquées mais on avait envie de jouer au rugby et de se faire plaisir. »

William Pees : On s’en sort au courage

L’ouvreur, si précieux par son abattage défensif fait mea-culpa sur l’essai de Pamiers. « Le match démarre mal parce que je rate un placage qui nous vaut un essai. Mais je savais que ça n’allait pas avoir beaucoup d’importance sur le match car j’avais confiance aux mecs avec qui je joue. Je savais que malgré ces sept points, on allait rebondir. De suite après, on s’est mis à dominer ce match et on marque un essai qui nous est refusé. Un super essai, parce que Berbize se sort d’une situation de merde et on va au bout, c’est magnifique et l’arbitre de touche qui est 25 mètres derrière dit qu’il y a en-avant. » Williams Pees, victime d’un coup de tête sur l’oreille encore rougie, en veut aux trois arbitres qui n’ont pas pris leurs responsabilités sur des agressions sur Méron et Prétorius dans les rucks. « Il y a eu énormément d’agressivité et pleins de mauvais gestes devant l’arbitre qui ne bronche pas. Toutes ces choses peuvent faire changer un match. C’était hyper stressant, on prend des pénalités, on perd des ballons en touche. Du coup, on reste sur un score étriqué, on n’a pas pu tenter des choses, de peur de se faire contrer, parce que le score était trop serré. A chaque rucks, l’arbitre sifflait contre nous et on a été obligé de resserrer le jeu. C’était très, très frustrant mais on s’en sort encore une fois au courage. Tout le monde s’est accroché, on s’y est tous pelé et ça nous permet de gagner à l’extérieur. Au final, c’est ça le plus important même si le score aurait pu être beaucoup plus large, tant on les a dominés. C’est l’arbitre qui les a laissés dans le match même s’il s’est aussi raté avec nous. »

Lionel Terré : C’est un des tournants de la saison

Le Président suit toutes les rencontres à l’extérieur et pour la quatrième fois il a assisté à un succès de son équipe. « Les jeunes ne se sont pas affolés, ils ont été sérieux, car c’était une belle équipe en face. Je suis content du résultat et du contenu. C’est un des tournants de la saison car maintenant on peut, en battant Albi chez nous, être toujours dans la course aux deux premières places. A ce jour, nous ne sommes toujours pas lâchés avec une équipe de 23 ans de moyenne d’âge, à une journée de la fin des matchs Aller. »

Ulrich Prétorius : Bravo aux entraîneurs

Le talonneur, après des débuts en demi-teinte dus à une rupture des ligaments du talon d’Achille, a retrouvé sa puissance pour franchir la ligne compacte de Pamiers sur l’essai de l’égalisation. « On a marqué parce qu’on a su rester patient sur la ligne pendant plusieurs temps de jeu. Après beaucoup de patience on a réussi à marquer ces sept points. » L’équipe est en train de trouver la cohésion qui fait sa force. « Au début, on est beaucoup de nouveaux et de jeunes joueurs, et aujourd’hui, on a pas mal de cohésion. On est tous des amis et c’est très important. Les entraîneurs créent un bon état d’esprit et bravo à eux parce qu’ils ne sont pas sur le terrain mais c’est eux qui tiennent le fusil pour tirer (rires…). » Un fusil que les entraîneurs ont dû recharger à la mi-temps. « Oui, c’est le rugby. Ils ont de l’autorité et si on ne fait pas comme ils ont dit, c’est obligé de se faire recadrer à la mi-temps. C’est le rugby et c’est la vie, car si tu ne fais pas ton job proprement, le boss t’engueule. » Et il le fallait sinon les Tarbais se seraient cassés les dents contre Pamiers. « C’est une équipe qui ne joue pas mal, avec beaucoup d’intensité et on a préparé ce match toute la semaine. On a su rester calme et je pense que physiquement, on est bien. On peut jouer sans problème pendant 80 minutes. On a gagné la deuxième mi-temps et on a remplit l’objectif qu’on s’était fixé de prendre les 4 points. Maintenant que c’est fait, il faut nous focaliser sur Albi. »

Léandro Pérez : On a su rester calme et patient

Le troisième ligne reconnaît lui aussi que l’équipe prend de plus en plus d’assurance et d’expérience malgré sa jeunesse, avec quatre victoires en six sorties face à des équipes rudes et expérimentées. « On ne rentre pas dans le match comme il fallait. On savait que les premières minutes allaient être très importantes mais on prend un essai malgré tout. Après, on n’a pas refait les erreurs de Blagnac et de Lannemezan au niveau de la motivation. On a su rester calme malgré les supporters et une belle équipe de Pamiers. » L’équipe malgré un mauvais début de match a su se remobiliser pour l’emporter au lieu de céder. « On avait vu qu’ils étaient très bien organisés et qu’ils montaient fort en défense et nous on était un peu indiscipliné. On n’était pas patient et pas très clairs au niveau de la conduite du match. On était derrière au score mais on a toujours eu envie d’aller chercher quelque chose. On a appris que même quand on est derrière au score il ne faut pas se laisser faire. Il faut continuer, toujours continuer, pour rester le plus proche au niveau du score et finalement ça paye. Heureusement qu’on une bonne mêlée parce que c’est grâce à elle, sur des pénalités, qu’on gagne ce match. »

Yannick Vignette : On s’en est sorti avec la force collective

Malgré un match moins accompli et moins réaliste, les Tarbais ramènent une troisième victoire consécutive en déplacement. « On craignait beaucoup ce déplacement à Pamiers parce que c’est une bonne équipe. On n’a pas fait l’entame qu’on souhaitait faire et on a vraiment raté le coche sur ça. Eux, ils on fait une bonne entame et nous, on s’est mis dans le match au bout de vingt minutes. Il y avait déjà dix points d’écart, je crois, quand on s’est mis à jouer. Après, il y a eu pas mal d’approximations, de mauvais choix. On n’a pas très bien joué et on peut faire beaucoup mieux que ça mais en face, il y avait aussi une bonne équipe qui nous a perturbés. Ils montaient forts en défense, ils nous ont mis de beaux carreaux. On a essayé de développer du jeu pour les agresser offensivement mais on s’en est sorti avec la force collective. »

Alexandre Duny : Pamiers nous a proposé beaucoup de défis physiques

Le pilier droit, en demi-teinte de puis le début de la saison, est redevenu la poutre de la mêlée tarbaise et il participe de plus en plus au jeu, comme le prouve sa charge dévastatrice dans ses 22 m à la 78ème minute… « La saison dernière a été très longue, on a eu des vacances et personnellement, la reprise a été un peu dure. J’ai eu du mal à me réadapter. Physiquement j’étais bien mais c’était surtout mental. J’étais encore dans la dernière saison et pas encore dans la nouvelle. J’ai su réagir depuis trois ou quatre match où je me sens mieux et ça joue aussi sur la mêlée. On a un nouveau collectif, une nouvelle tête de mêlée, de nouveaux deuxième ligne et il fallait aussi le temps que ça prenne. Aujourd’hui, on commence à avoir nos repères ensembles et on le voit sur le terrain. Ça fait trois matchs où on est très dominateur en mêlée alors qu’en début de saison ce n’était pas stable. » De quoi se rassurer un peu avant d’affronter Albi et sa mêlée. « Pamiers nous a proposé beaucoup de défis physiques alors qu’Albi, je pense, va jouer beaucoup. Ce match nous a bien préparé mais il nous fait redescendre un peu, parce qu’on sortait de deux victoires à zéro point encaissés alors que là, on a encaissé 16 points. C’était un match difficile à l’extérieur. Personnellement, ça me refait penser au match de Mauléon et je pense que c’était un bon match pour préparer Albi où il faudra mettre du gros combat devant comme derrière. Pamiers, c’est un club qui a des valeurs et on savait que ça allait être compliqué et très dur. On savait que les vingt premières minutes allaient être très dures mais on s’est laissé surprendre. Les vingt premières minutes ont été à leur avantage et après on a réussi à inverser la vapeur pendant les vingt dernières minutes de la première mi-temps. En seconde période, on remet la main sur le ballon, on fait moins d’erreurs individuelles et on arrive à recoller au score et à gagner en fin de match. »

Albain Méron : Ils nous sont vraiment rentrés dedans

Le capitaine qui porte au visage les stigmates du coup qui l’a obligé à sortir sur saignement savoure cette victoire. « Ça fait plaisir de prendre 4 points mais je pense qu’on n’a pas abordé ce match de la meilleure des manières mais on s’est bien rattrapé, c’est le côté positif. Il y a eu réaction et ça, c’est positif. Les matchs qui sont acquis dans la difficulté resserrent les liens entre les joueurs, c’est aussi un côté positif. On savait que Pamiers avait des joueurs vraiment solides et ça n’a pas loupé. Ils nous sont vraiment rentrés dedans, ils nous ont agressés en attaque et en défense. »

Jean-Jacques Lasserre