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Demi-Finale Du Manoir Cognac-Tarbes

mercredi 12 juin 2019 par Rédaction

Le point des vue des derniers adversaires des deux clubs

Très, très, serré mais Tarbes tient la corde…

Il nous a semblé intéressant de recueillir le point de vue des entraîneurs des adversaires communs de Cognac et de Tarbes*. Jean-Louis Lahargou (Anglet), qui a affronté Tarbes en Poule et Cognac en 1/4 de Du Manoir, Christophe Dulong (Lannemezan) qui a disputé les deux derbys et le 1/8 contre Cognac et Emmanuel Patte (Nantes), qui était en Poule avec Cognac et qui a rencontré Tarbes en 1/8ème. Tous les trois ont joué le jeu et si, pour beaucoup d’observateurs, Cognac est le grand favori, ceux qui ont rencontré les deux équipes ne sont pas tout à fait de cet avis. Ils croient même que Tarbes possède les atouts pour battre les Charentais. D’abord par sa mêlée supérieure, sa conquête qui tient la route et surtout par sa capacité à faire du jeu et à prendre son lourd adversaire de vitesse. Cognac a pour lui sa puissance, ses gros gabarits devant et derrière mais les autres clés du match pourrait la discipline et les conditions de jeu.

*Les résultats comparés :

J 11 : Anglet-Tarbes : 25-16 (1 essai partout) / J 22 : Tarbes-Anglet : 16-14 (1 essai à 2)

1/4 : Anglet-Cognac : 12-17 (0 essai à 2) / Cognac-Anglet : 24-20 (2 essais partout)

J 9 Lannemezan-Tarbes : 25-20 (1 essai à 2) / J 20 Tarbes-Lannemezan : 20-16 (3 essais à 1)

1/8 Lannemezan-Cognac : 18-24 (0 essai à 2) / Cognac-Lannemezan : 25-7 (3 essais à 1)

J 1 : Nantes-Cognac : 32-31 (4 essais partout) / J 12 : Cognac-Nantes : 22-17 (1 essai partout)

1/8 Nantes-Tarbes : 20-12 (1 essai à 0) / Tarbes-Nantes : 44-8 (5 essais à 1)

 

Anglet 

L’avis de Jean-Louis Lahargou : Je mettrai bien une pièce sur Tarbes

Franchement, on est passé très, très, près

Bien que défait au match chez lui au match Aller, (12-17, 0 essai à 2), Anglet a inquiété les Charentais au match Retour (24-20, 2 essais partout) et a été à deux doigts de créer une énorme surprise. « Ça s’est joué à moins qu’on ne pense », confirme le Manager basque. « En première mi-temps, on a vraiment le match en mains et on vendange une occasion vraiment évidente. On était à 10-3 et si on marque on passe à 17-3 et là, ça aurait changé beaucoup de choses. On leur a vraiment foutu le doute. » Une équipe charentaise qui s’est peut-être vue un peu trop belle confie Jean-Louis Lahargou. « Je pense que les cinq points d’avance, inconsciemment, les ont mis en position de force et qu’ils nous ont pris avec hauteur. Nous, par contre, on a tout lâché. On savait qu’il fallait les bouger, on savait qu’il fallait envoyer du jeu de mouvement, ce qui est un petit peu notre force et vraiment, on leur a posé de gros, de gros, problèmes, ça c’est sûr. Franchement, on est passé très, très, près. » Surtout que le carton jaune de Fauqué n’a pas arrangé les choses. « Ce carton nous fait mal. A 13-3, on a une pénalité à trente mètres quasiment de face et on la manque. Fauqué avait le pied chaud et il l’aurait mise. Et en plus, derrière on domine, on domine, on obtient une nouvelle pénalité à trente mètres. On ne la prend, on veut aller en pénaltouche et on rate la touche. » De plus sur ce ballon perdu, Anglet encaissera un essai qui remettra la tête à l’endroit aux Charentais. « Ce sont pleins de petites choses mais, franchement, on avait les moyens de passer. » En fin de match Anglet, sur une énorme percée de leur centre, aurait même pu battre Cognac sans pour autant l’éliminer. « On prend un rouge à la fin, on finit à 14 mais c’est vrai que Couet-Lannes nous met une percée de 70 m, qu’on n’arrive pas à finir. » Pour autant le Manager basque n’éprouve pas trop de regrets car ses joueurs étaient épuisés par une longue saison. « C’est dommage, mais en même temps, au niveau de l’effectif, on était un peu en rupture. On a encore perdu deux joueurs et ça aurait été vraiment très compliqué de continuer en étant très amoindri. » Un bien pour un mal, compte tenu que la prochaine saison démarre dans les semaines qui viennent et qu’il faut laisser un mois de repos avant de reprendre les entraînements. « On a des blessés de longue durée et c’est sûr que la saison prochaine va être impactée par cette fin de saison », confirme Jean-Louis Lahargou.

Deux équipes structurées qui tapent très fort

Concernant la demi-finale entre Cognac et Tarbes, Jean-Louis Lahargou, trouve des similitudes entre les deux équipes. « Je pense que c’est deux équipes qui se ressemblent, qui sont bien charpentées. Je pense que Cognac est un peu plus solide, un peu plus massif que Tarbes. Ce sont deux équipes qui sont bien structurées, bien en place, qui tapent très fort. Ça risque d’être un match très serré, très tendu, entre deux équipes qui se ressemblent énormément. » Pour autant le Manager relève : « En mêlée, on s’est fait secouer au match Aller, par contre, on a trouvé la solution au match Retour où on était beaucoup mieux en mêlée. En mêlée, je mettrai Tarbes qui me paraît plus solide. En touche, on les a embrouillés aussi et je mettrai les Tarbais aussi. » Par contre le technicien basque n’a pas été très impressionné par les mauls qui sont pourtant une des forces de Cognac. « Sur les ballons portés, on n’en a pas trop pris et on leur en a mis. C’est pour ça que je suis un petit peu mitigé là-dessus. Mais c’est vrai que c’est solide quand ils arrivent à s’organiser en bas. C’est quand même massif et je mettrai plutôt Cognac. »

Des trois-quarts énormes qui font la différence

Jean-Louis Lahargou confirme aussi la solidité et la puissance des trois-quarts charentais. « C’est vrai, que par rapport aux équipes de notre Poule, derrière, c’est assez énorme. Au match Aller, sur la première mi-temps, ils nous franchissent trois fois et ils nous marquent deux essais imparables. A partir du moment où vous manquez un placage vous avez des chances d’aller derrière les poteaux. C’est vraiment solide, de chez solide, derrière ! Par rapport à toutes les équipes de notre Poule, c’est derrière que Cognac fait la différence. Devant, on a vu des équipes comme Tarbes, Albi, qui étaient bien charpentées mais eux, ils sont charpentés derrière en plus ! C’est encore un autre problème. » Albi aussi possédait un milieu de terrain puissant mais le Manager d’Anglet n’en démord pas. « Oui mais Cognac, il ne faut pas louper un placage. Ça tape droit, ce n’est pas génial, il n’y a pas de gros imprévus, mais si vous loupez un placage, ils vont derrière les barres. » Pour autant, Cognac est aussi capable de perdre ses nerfs en cours de match sur des gestes prohibés. « C’est vrai, ils font pas mal de fautes, » confirme Jean-Louis Lahargou. « Le seconde ligne fidjien (Lavenatakoroi) a pris un carton jaune pour une percussion avec le coude. Ils font des fautes bêtes. »

 Tarbes a les moyens et les arguments pour les bouger

Après des 1/8èmes et des 1/4 joués en matchs Aller/Retour, jouer les demi-finales sur un seul match en terrain neutre change tout, confie le Manager d’Anglet. « Un match, c’est de la loterie. C’est le sport, il y a toujours une part d’imprévus. Après, il a les conditions climatiques. Les conditions climatiques ont beaucoup joué pour nous. Il faisait très, très, chaud à Cognac, il n’y avait pas d’air. Nous, en étant plus légers et en ayant plus une culture de déplacement dans le jeu, on leur a posé beaucoup de problèmes. On leur a foutu le feu. On a marqué, derrière, un essai de quarante mètres, on a joué des pénalités rapidement à la main. Ils ont été asphyxiés par la chaleur et ça pourrait être aussi un argument. Car je crois que les Tarbais ont les moyens, dans le jeu de mouvement, de leur poser des problèmes. Le salut, pour Tarbes, passera probablement par là. Si c’est un jeu simple à taper fort, Cognac aime ça, il faut les bouger, il faut les surprendre dans tous les coins du terrain. Personnellement, je pense que la solution pour prendre Cognac est là. » Finalement, Jean-Louis Lahargou se lance à pronostiquer un succès bigourdan. « Je pense que Tarbes a les moyens et les arguments pour les bouger. Je pense qu’ils pourront les prendre sur la vitesse. Je mettrai bien une pièce sur Tarbes. »

Lannemezan :

L’avis de Christophe Dulong : Ça va être un beau combat

Cognac-Saint-Jean, une fusion réussie

L’avis de l’entraîneur du CAL est important à plusieurs titres. D’abord parce qu’il vient de rencontrer Cognac en 1/8ème et qu’il connaît bien Tarbes pour l’avoir rencontré en Poule mais aussi parce qu’il était l’entraîneur de Saint-Jean-d’Angély, avant le rapprochement avec Cognac. Christophe Dulong met tout de suite les choses au point. « Je suis parti de moi-même parce que je ne m’entendais pas avec le mec avec qui j’entraînais et que je ne voulais pas rester avec lui. » L’entraîneur en question, Benjamin Bagate, a rejoint Chambéry qui vient de l’écarter en cours de saison « avec effet immédiat le 19 avril », alors que le club est en demi-finale Du Manoir, malgré les huit points de pénalités en début de saison. D’ailleurs, le Maubourguétois a gardé de bonnes relations en Charente. « J’ai de très, très, bons rapports avec le club et j’ai souvent le Président au téléphone. » Contrairement à Lannemezan, où la fusion avec Tarbes a avorté et où les relations sont plus que tendues 19 ans après, tout semble baigner en Charente. La fusion s’est faite sans tension entre les joueurs des deux clubs. « A Saint-Jean-d’Angély, il y avait des joueurs sous contrats et d’autres qui travaillaient. Certains sont partis parce qu’ils ne voulaient pas quitter leur boulot mais il n’y a pas eu de joueurs écartés. » Une fusion qui s’est passée sans heurt, avec plus de 70% de votes favorables de la part des membres des deux Associations. « Les deux Présidents s’entendent super bien entre eux. Ils sont très complémentaires et très intelligents. »

Tarbes est un peu plus costaud en mêlée

Quand on lui parle des demi-finales, Christophe Dulong précise : « Tout d’abord, je ne suis pas surpris que ces deux équipes soient en demi-finale. » Quand on lui demande qu’elles sont les forces des deux équipes, l’entraîneur des avants du Plateau analyse. « Cognac-Saint-Jean est une équipe qui est un peu plus portée sur l’offensive, avec des joueurs qui ont de grosses qualités individuelles. » Il est vrai que Tarbes, lors des deux derbys, s’était contenté de serrer le match devant, en évitantles grosses envolées. Le technicien du CAL, qui n’a pas vu les dernières sorties tarbaises contre Nantes et Nice, s’est donc focalisé sur le jeu d’avants. « Devant, il me semble que Tarbes est un peu plus costaud en mêlée. Ce qui peut être un avantage pour eux. Sur la touche et les ballons portés, ils sont tous les deux performants. » L’ancien entraineur de Saint-Jean reconnait que l’Union a connu quelques difficultés, notamment contre des équipes dîtes moyennes. « C’est vrai qu’ils ont eu deux ou trois matchs où ils sont passés un peu à côté. Après Bergerac, c’est un contexte un peu particulier. Il ne faut pas oublier que si on ne leur avait pas enlevé des points pour une bagarre générale, Cognac serait devant Dax et aurait disputé le Jean-Prat.

Je ne suis pas surpris de voir les Tarbais là

Christophe Dulong est dubitatif sur le résultat de cette demi-finale. « Je ne mettrai pas une pièce, ni sur les uns, ni sur les autres. A mon sens, il va y avoir des facteurs qui vont être très importants, comme les conditions climatiques, qui peuvent favoriser ou pas, une des deux équipes. Après, il y a la faculté de Saint-Jean de rivaliser ou pas, avec la mêlée de Tarbes qui est, pour moi, la plus grosse mêlée jouée cette saison. Et Saint-Jean a déjà connu des difficultés dans ce secteur. » Notamment devant la mêlée de Lannemezan… Contrairement à ses collègues de Nantes et d’Anglet, Christophe Dulong, par son passé en Charente et ses relations avec son ancien club, est un peu plus dans la retenue dans son analyse. D’autant que les relations entre son club d’aujourd’hui et Tarbes sont toujours tendues et que les deux derbys ont un peu plus exacerbées. « Je ne suis pas du tout surpris par les résultats de Tarbes. Les joueurs y sont, la conquête a été bonne toute la saison. L’apport et le supplément d’idées et de fonctionnement de Charly (Laran), pour le connaître, a dû porter sa pierre à l’édifice. Tout ça fait aussi que je ne suis pas surpris de voir les Tarbais là. » A ce niveau de la compétition et à ce stade avancé de la saison, c’est dans les têtes que tout se joue. Et c’est l’équipe qui aura le plus de cœur et d’envie qui ira en finale. « J’espère que Tarbes, ils ont envie, parce que Saint-Jean veut aller au bout. Au début de compétition, je pensais que la priorité, c’était le Jean-Prat et qu’ils n’allaient pas jouer le Du Manoir à fond. Mais pour avoir discuté avec beaucoup de joueurs, ils ont envie de le gagner. Ça va être un beau combat », pronostique l’ancien talonneur. 

 

Nantes

L’avis d’Emmanuel Patte : Une belle confrontation de styles différents

Le manager nantais a affronté Cognac (1ère et 12ème journée) et Tarbes 1/8 Aller/Retour et son avis est important même si le jeu des Charentais a dû beaucoup évoluer depuis. Dès le match à Nantes, Emmanuel Patte nous avait confié quand on lui demandait de quelle équipe Tarbes se rapprochait : « « C’est Cognac pour ce qu’ils proposent comme jeu. Après derrière, je pense qu’ils pourraient faire plus avec les joueurs qu’ils ont, mais c’est un choix de coachs. » Recontacté avant la demi-finale l’avis du technicien nantais a totalement changé après la prestation tarbaise à Trélut. Tout d’abord, il évoque une opposition des styles entre Cognac et Tarbes. « Je pense que ça va être une belle confrontation entre les deux équipes parce que les deux styles de jeu sont complètement différents. Une équipe joue beaucoup sur la destruction et le défi physique, alors que l’autre équipe mise plus sur le développement du ballon et sur les prises d’espace. » Au match Retour Emmanuel Patte est tombé sous le charme du jeu bigourdan. « Par rapport à ce que j’ai vu de Tarbes, il y a des joueurs intéressants sur le déplacement du ballon, sur les prises d’intervalles, sur le offload, avec des joueurs qui essaient de jouer après contact et de faire vivre le ballon sans aller dans la structure d’attaquer des défenses dures. Les deux équipes ont deux styles différents. C’est beaucoup plus aérien et dans le déplacement à Tarbes par rapport à Cognac. »

La puissance de Cognac, la vitesse de Tarbes

Tarbes est réputé pour sa puissance mais Cognac, c’est encore un ton au dessus. « On a fait deux confrontations directes et eux sont vraiment dans la puissance. Vous allez voir, les joueurs sont complètement différents, eux ce sont de gros gabarits. Ils ont un pack assez lourd, avec une bonne conquête mais qui n’est pas à tuer tout le monde » Si on en croit les observations du Manager de Nantes, Cognac c’est un peu le copié-collé de Nice, devant et derrière. « Ils ont surtout deux gros centres qui sont vraiment sur le défi physique. Ce n’est pas le profil de Tarbes qui joue beaucoup plus au ballon. Ce sont des choix mais sur ce que j’ai vu, Tarbes est meilleur dans le déplacement du ballon. » Si on rentre dans le détail Emmanuel Patte précise qu’il ne faut pas trop se fier aux mêlées même si celle de Tarbes est jugée comme très forte par tous ses adversaires. Par contre, il est affirmatif sur la touche et les mauls : « Les mêlées, ce n’est jamais le même match parce qu’en fait, une mêlée peut être forte à un match et pas bien à un autre match. Moi, je mettrais la conquête et la mêlée à égalité. Sur la touche et les ballons portés, je mettrais plutôt Cognac ». L’autre avantage des Charentais, c’est aussi la profondeur du banc. « Ils ont beaucoup de joueurs pros et beaucoup de joueurs à disponibilité. En profondeur de banc et en fraîcheur, peut-être que Cognac a plus d’armes. » Le technicien nantais apporte toutefois un bémol à son analyse : « La dernière fois qu’on les a joués, c’était en janvier et depuis les choses ont dû beaucoup évoluer. Je pense qu’ils sont montés crescendo en puissance puisqu’on les avait aussi joués en début de saison. On est au mois de juin et il y a déjà six mois de passé. Je pense que c’est une équipe qui a dû faire évoluer son jeu depuis. »

Tarbes a plus d’arguments

Une équipe qui possède des gabarits exceptionnels à ce niveau et qui mise beaucoup sur cette puissance.Mais c’est aussi une équipe qui se fait beaucoup sanctionner. « C’est une équipe qui est très agressive, qui a beaucoup de fidjiens qui jouent sur le défi physique. En termes de discipline, ce n’est pas la plus grande équipe et je pense que là-dessus, Tarbes est meilleur que Cognac. Apparemment depuis Bergerac, ils prennent moins de cartons mais c’est une équipe qui peut monter très vite dans la provocation. » C’est peut-être une des faiblesses de cette équipe et ce pourrait être une des clés du match.  « Franchement, à ce niveau de la compétition, la discipline va faire beaucoup et je pense que Tarbes peut gagner son match s’il reste concentré. » Une autre des clés du match sera, pour Tarbes, de répondre à la fois au défi physique et de proposer du jeu. « Maintenant, il faut aussi qu’ils répondent au défi physique que Cognac va imposer. Je pense que Cognac va beaucoup jouer sur le défi physique. Si Tarbes veut répondre au défi physique, en allant les chercher, ils vont se mettre en difficultés. Si Tarbes fait le même jeu que contre nous au match Retour, c’est-à-dire déplacer le ballon et faire courir l’adversaire, je pense qu’ils ont une chance. Cognac est beaucoup plus lourd qu’eux et je pense, que dans la vitesse du jeu et dans la répétition des efforts, Tarbes a plus d’arguments. »

Tout dépendra du temps

Toutefois le danger ne viendra pas que de devant. Comme Nice, l’Union possède des trois-quarts puissants, adeptes du jeu direct. « Mais Cognac, c’est vraiment solide et en plus, ils ont des joueurs qui peuvent sortir des matchs exceptionnels. Ils ont un centre qui est vraiment fort. C’est un joueur, sur un gros match, qui peut jouer au contest, qui peut jouer au contact, qui peut renverser des défenses. C’est vraiment une équipe qui peut faire du très bon ou du très mauvais ». Pour le technicien nantais le salut tarbais passera par le jeu. « Mais je pense vraiment, que si Tarbes déplace le jeu, conserve le ballon et multiplie les temps de jeu, ils peuvent mettre à mal Cognac. Car Cognac, c’est une équipe qui est forte sur le défi physique mais qui est prenable dans la continuité des temps de jeu. C’est comme ça qu’on a réussi à les déplacer et à marquer des essais. Il faut savoir tenir le ballon, le garder au maximum, multiplier les temps de jeu. En plus, en fin de saison comme ça, c’est l’équipe qui est le plus en forme qui va y arriver. C’est la dimension physique, pas le gabarit, mais dans la répétition des courses, qui va jouer. Et là, je pense que Tarbes a le plus d’atouts, après, tout dépend du temps… » Emmanuel Patte est convaincu, que quoi qu’il arrive, ce sera un match à voir. « Franchement, je pense que ça sera un match très intéressant dans la confrontation du jeu mais je pense aussi que ça sera un match très, très, serré.

C’est celui qui le voudra le plus et qui sera le plus en forme qui gagnera

 Pour la première fois les deux équipes vont découvrir les matchs couperets où il faudra tout de suite entrer dans le vif du sujet. Pas question de gérer en vue du match Retour, les joueurs devront tout donner. Et là, le mental, l’envie, la solidarité et la fraîcheur physique, feront la différence, selon le Nantais. « Dans un match Aller-Retour, il y a des choses à voir et à changer. Là, c’est un match couperet et c’est vraiment le physique qui va parler pour moi. » Les Charentais ont fait du Du Manoir un objectif à atteindre. « Je sais que Cognac prépare cette Phase depuis longtemps. Au départ, ils visaient la seconde place pour monter en Pro D2 et aujourd’hui, ils ont envie d’aller au bout et je pense que Tarbes aussi. L’objectif des deux est d’aller le plus loin possible et ce sera celui qui en voudra le plus et qui sera le plus en forme qui gagnera. »

Jean-Jacques Lasserre