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La rentrée de France Insoumise 65

samedi 15 septembre 2018 par Rédaction

Lors de leur conférence de presse de rentrée Charles Rocheteau, Christian Agius, Marie-Claire Delemotte et Sylvie Ferrer, représentant la France Insoumise 65 ont abordé plusieurs sujets : le pouvoir d’achat, la pauvreté, les collectivités territoriales, la baisse des dotations, les inégalités, la politique d’austérité, l’hôpital unique, les services publics et leur disparition et leur manque de moyens. 

Sylvie Ferrer souligne : « On voit bien qu’il y a un souci avec les démissions des maires, avec la loi NOTRe qui pose des problèmes pour se positionner face aux petites communes. Les politiques d’austérité qui sont appliquées de façon stricte sans qu’il y ait un résultat positif pour les populations. La démission de Nicolas Hulot qui a mis en avant l’impossibilité de concilier les choix du gouvernement. »

Charles Rocheteau a abordé la pauvreté et la dégradation du pouvoir d’achat : « Concernant le plan pauvreté dévoilé par Macron, on nous parle de 8 milliards d’euros sur 4 ans (2 milliards par an). Cela va toucher toutes les zones d’éducation prioritaires, quelques crèches. On voit bien qu’il y a un report de financement. On a déjà supprimé les contrats aidés, l’APL et le plus important l’impôt sur la fortune. Le constat, c’est que la hausse du pouvoir d’achat promise par le président Macron ne vient pas, au contraire. Les choix politiques du gouvernement dans ce domaine ne font qu’appauvrir la majorité de nos concitoyens : augmentation de la CSG pour les retraités, la baisse des APL pour financer les loyers des foyers aux plus faibles revenus et la suppression des APL dans l’accession à la propriété.

La plupart des salaires sont bloqués que ce soit dans le public, dans le privé, pour les retraités, au fil des années les aides sociales sont amputées. Cela impose aux ménages les plus modestes et même ceux de la classe moyenne des sacrifices, une fois le logement payé, l’eau, l’électricité etc.…il reste peu chaque mois pour se nourrir. La dernière étude du Secours populaire démontre que la pauvreté poursuit une tendance inquiétante. 39% des Français en 2018 contre 37% en 2017, 21% de ces personnes ont du mal à se procurer une alimentation saine pour assurer 3 repas par jour.

Aussi, le gouvernement baisse considérablement les dotations des collectivités territoriales alors qu’elles sont en France le premier investisseur public, cela implique une baisse d’activité des entreprises.

La sécurité sociale, l’un des piliers de la République qui fonctionne avec les cotisations sur les salaires et les cotisations patronales, est actuellement démantelée. Nous allons vers une privatisation. Là encore ce sont les plus pauvres qui vont en souffrir. Tout va être reporté vers les mutuelles et là encore les plus modestes vont payer et pendant ce temps le gouvernement multiplie les cadeaux par milliards pour les siens, la fortune des 500 Français les plus riches a été multipliée par 7 en 30 ans, la crise de 2008 n’a pas eu d’effet sur eux.

Les politiques d’austérité sont absurdes, elles creusent les inégalités et ne permettent pas de faire repartir l’économie réelle.

Les propositions que nous faisons : le gouvernement doit promouvoir une relance du pouvoir d’achat par une augmentation du SMIC et des salaires en général, des pensions de retraite. Le citoyen salarié ou pas ne doit pas s’engager dans des luttes fortes et coordonnées pour gagner sur ces revendications et bien sûr France Insoumise 65 soutiendra ces luttes ».

Pour Sylvie Ferrer, il faut relancer l’activité en mettant au cœur la question écologique, remettre en question notre modèle de développement, de production et de consommation. Une relance de l’activité oui mais pas à n’importe quel prix.

Et de rajouter que la démission de Nicolas Hulot montre bien que le capitalisme financier n’est pas compatible avec les règles écologiques.

Marie-Claire Delmotte a poursuivi avec la fiscalité : « La répartition des richesses dans notre pays est injuste. De l’argent il y en a mais il est capté par quelques uns, les plus riches au détriment des plus pauvres qui payent et à qui on augmente tout.

Nous sommes pour le maintien de l’ISF, nous sommes pour la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.

Plutôt que l’impôt soit mis au service de l’intérêt général, c’est tout le contraire ! La fiscalité doit permettre de lutter contre les inégalités et de financer les services publics à la hauteur des besoins réels, ce qui n’est pas le cas actuellement.

Nous sommes dans un système qui appauvrit de plus en plus les services publics et qui les met en difficulté, ce qui conduit on le sent bien vers la privatisation.

Autour du prélèvement à la source mis en avant comme moyen d’éviter le recouvrement, on se rend compte que cela ne va pas simplifier du tout la vie des citoyens et que les suppressions d’emplois vont continuer dans les services de la direction générale des finances publiques. Déjà, 36 000 emplois ont été supprimés en moins de 16 ans et cela va continuer ».

Christian Agius terminera avec l’hôpital public : « On s’aperçoit localement que l’on nous ressort l’hôpital unique. Nous sommes surpris de voir que les demandeurs locaux reviennent comme ça dessus, cela avait été combattu. Il y avait eu plus de 27 000 pétitions contre cet hôpital. Qu’est-ce que ces gens qui décident sans même tenir compte des usagers ? Nous demandons aux élus d’assumer le respect des citoyens car il n’est pas normal que des élus décident sans avoir même informé les usagers. Ils sont tous avec des grandes théories et pour eux la santé c’est des coûts. On va nous faire croire que de réaliser un hôpital unique c’est pour notre bien être eh bien non ! Ils vont supprimer des lits, 120 en moins et comme ce sera un contrat public/privé et les usagers vont payer l’aller-retour. Les gens devront aller à Lanne encore plus loin.

Il existe un rapport parlementaire qui dit qu’il faut remettre les hôpitaux de proximité d’actualité et dans les Hautes-Pyrénées on fait le contraire. Tous les jours on nous dit que ça coûte cher, l’hôpital de Lourdes n’est pas en mauvais état, il a été refait 3 fois, celui de Tarbes il est presque refait !

Nous sommes aussi dans un département qui a une topographie spécifique, on est en zone de montagne. Quand l’ARS décide, elle croit que nous sommes tous dans des zones de plaine.

 Il faut que les politiques pensent aux usagers ! Nous avons l’intention de faire des débats partout où il y a des hôpitaux, Tarbes, Lourdes, Bagnères, Lannemezan, pour savoir ce que les usagers veulent ».

N.L