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300 manifestants de la Fonction Publique dans les rues de Tarbes

vendredi 13 avril 2018 par Rédaction

Ce vendredi 13 avril, quelques 300 personnes ont suivi le mouvement de grève, CGT, FSU, FO et solidaires, France insoumise 65, le parti communiste, des cheminots, des retraités, des fonctionnaires territoriaux, des postiers, des personnels de l’éducation se sont rassemblés en premier lieu devant l’hôtel des finances publiques à Tarbes. Le cortège s’est dirigé ensuite vers l’EHPAD d’Ayguerote pour apporter son soutien aux personnels de santé en grève. C’est là qu’ont eu lieu les prises de parole :

Déclaration commune des organisations syndicales départementales  : FO, CFE-CGC, CFTC et CGT  :

« Les organisations syndicales départementales se félicitent des mobilisations très importantes qui se sont succédé ces derniers jours notamment celles du 15 et du 22 mars dernier ainsi que les nombreuses mobilisations unitaires qui se succèdent dans un nombre important d’entreprises sur la base des préoccupations des salariés.

Tous les salariés sont confrontés à un feu roulant d’attaques visant le démantèlement de notre modèle  social dont les services publics et notre protection sociale en sont notre socle.

Ces attaques se traduisent au travers de mission Cap 2022, de l’austérité imposée à l’hôpital public, du démantèlement du service public ferroviaire, des EHPAD institutionnalisant la maltraitance faute de moyens, de fermetures de centres de finances publiques, de classes, de suppressions d’emplois dans l’enseignement professionnel, de la privatisation de l’apprentissage.

Avant de mettre à sac la retraite par répartition et le code des pensions en 2019, le gouvernement veut casser le statut des cheminots et dans la foulée, celui des fonctionnaires.

Les conséquences de ces attaques touchent l’ensemble des salariés qu’ils soient du secteur privé comme du secteur public, ce qui est le cas des salariés du médico-social dont les conditions de travail deviennent insupportables voire inhumaines.

Nous ne nous résignons pas à un tel avenir et portons les exigences d’un renforcement des services publics et d’une fonction publique au service de l’intérêt général renforçant les solidarités et la cohésion sociale.

De la même manière, nous ne nous résignons pas à voir notre département devenir un désert et portons ensemble l’exigence d’une relance de l’emploi industriel, socle incontournable d’une relance économique.

Nous ne nous résignons pas non plus à voir mes salariés sans cesse privés de leurs droits et, davantage précarisés à chaque nouvelle réforme. Nous réclamons à contrario des droits nouveaux et de réelles protections tout au long de leur carrière.

Face aux enjeux de la période et dans le prolongement des luttes en cours, nous considérons que des suites doivent être données au 22 mars dans l’unité la plus large et tendant vers une convergence des différentes luttes.

Nous appelons l’ensemble de nos organisations présentes sur le département à organiser des assemblées générales de salariés en mettant à l’ordre du jour la continuité de l’action et nous les invitons à débattre des formes de cette action.  »

Le représentant de la fonction publique territoriale Gilles Haurie ajoute  :

« Le temps est à l’unité, le temps est à la solidarité, le temps est à la résistance. La casse des services publics c’est remettre en question tout ce qui fait le bien commun, tout ce qui fait la citoyenneté.

CAP 2022, comme ils disent, on va moderniser le service public, là, on a tout compris, ils vont tout casser !

Un ministre disait, il y a des missions de service public qui vont disparaître, des missions qui vont être transférées au privé et d’autres missions qui seront transférées aux grandes agglomérations.

C’est la fin du service public tel que nous l’avons connu, c’est la fin du statut puisque dans les négociations c’est ce qu’ils pensaient, comme pour les cheminots d’ailleurs c’est la fin du statut.

Les comités techniques ne ressembleront plus à grand-chose, pour les droits syndicaux, pas de réponse. L’heure est plus qu’à la résistance.

Ceci étant c’était bien que ce matin nous passions par les impôts, 80 milliards de fraude fiscale, des voyous sur le territoire, certains ont des noms, ça suffit que certains se gorgent, nous fassent les poches et nous foutent à l’envers à nous  ! On appelle à la lutte ensemble et à la résistance.  »

L’après midi, les manifestants ont pris la route pour Bagnères de Bigorre afin de rencontrer le député de la République En Marche Jean Bernard Sempastous.

Le prochain mouvement social aura lieu le 19 avril à 11 heures place de la mairie de Tarbes.

Nicole Lafourcade

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