Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
    
     
   
 

LFB 17ème journée. Dimanche à 15h30 au Quai de l’Adour : Tarbes-Villeneuve d’Ascq

vendredi 9 mars 2018 par Rédaction

Faire honneur au Champion de France

Faire honneur au Champion de France, ce n’est pas le regarder jouer, mais au contraire, le prendre à la gorge d’entrée et ne pas relâcher la pression d’une seconde jusqu’au coup de sifflet final. Si les Tarbaises abordent ce match comme elles ont su le faire contre Bourges et Charleville-Mézières, le succès ne sera pas loin. Le TGB aura alors fait un grand pas vers les Play-Off et s’éloignera des Play-Down. Ce ne sera pas facile, car les Championnes de France 2017 et vainqueur de l’Eurocup 2015, confirment leur montée en puissance cette saison encore. Les Nordistes, qui viennent de se faire sortir de l’Eurocup ce jeudi, auront l’esprit libéré et joueront sans penser aux demi-finales, malgré la fatigue d’un déplacement en Turquie. Les Tarbaises devront en profiter pour marquer d’entrée les adversaires qui restent sur deux défaites après avoir raté leur entame. Bourges 22-8 et Hatay 30-12, ont construit leurs victoires sur un premier quart-temps de feu.

Retour de Brémont pour le « Money-time »

Villeneuve d’Ascq n’a pas été épargné par les blessures notamment celle de Virginie Brémont qui a manqué neuf matchs et de Johannah Leedham qui a déjà manqué deux rencontres. L’internationale anglaise devrait être absente contre Tarbes, alors que Brémont, qui fait son retour le week-end dernier, devrait être présente. L’ex-chouchou tarbaise, Joyce Cousseins-Smith, qui avait rebondi à Villeneuve comme joker médical de Brémont, devrait retrouver ses amis au Quai de l’Adour. Attention danger, car Joyce est capable de s’enflammer à 3 points à tout moment, surtout pour prouver sa valeur à François Gomez. Villeneuve d’Ascq s’attend à un match difficile au Quai de l’Adour et craint l’effectif tarbais et sa taille sous la raquette. « Le match de dimanche, pour les « Guerrières, sera tout le contraire d’une étape de décompression. C’est le premier grand match d’un Money-Time qui durera jusqu’à la fin de la saison », peut-on lire sur le site du club. Car les Nordistes veulent rester en haut de tableau et le clament sur leur site. « Les Guerrières, de leur côté, ne jouent plus que le championnat et ont une mission : conserver, au moins, leur deuxième place de la saison régulière, ce qui les ferait entrer dans l’histoire du club. La première place reste possible mais ne dépend pas que d’elles. La deuxième si. »

Les atouts tarbais

Les Tarbaises ont les atouts pour réussir. Aby Gaye doit être le moteur de cette ambition face à ses anciennes partenaires. C’est l’occasion pour l’intérieure de démontrer à ses anciennes coéquipières qu’elle a franchi un cap et qu’elle est capable d’être un leader et un cadre malgré ses 23 ans. Prouver à son ancien coach qu’elle a fait le bon choix doit être un atout supplémentaire de motivation. Christelle Diallo devrait-être dans le même état d’esprit. Les deux ’’tours jumelles’’ ont l’occasion de prouver leur valeur devant ce qui se fait de mieux en France, sous les panneaux avec Amant, Akonga, Kamba et Sy-Diop. Le reste de l’équipe devrait alors se mettre au diapason, avec une Michèle Plouffe des grands soirs, une Ana Suraez, qui a trouvé la bonne carburation, une Angie Bjorklund, qui peut s’enflammer à trois points, une Adja Konteh, qui peut dynamiter à tout moment une défense et une Tima Pouye, qui peut retrouver sa flamme. Sans oublier Naomie Nbandu, qui a pris du temps de jeu contre Nice et qui pourrait apporter sa combativité, en huitième rotation. De plus François Gomez va se servir du match retour de l’an passé, où le TGB (sans Gruszsinski, ni Bishop), avait fait trembler le futur Champion de France. Une courte défaite (76-68,) à six joueuses contre dix internationales, qui aurait pu se transformer en victoire, assurait François Gomez à l’issue de la rencontre. « C’est nous qui perdons le match ! J’ai dit aux Filles qu’aujourd’hui, on aurait dû battre Villeneuve d’Ascq ! »

Tarbes pas si loin

Cette année encore, au match Aller au Palacium, les Tarbaises n’ont pas explosé. Une défaite par onze points d’écart qui aurait pu connaître un meilleur sort, sans des aléas d’arbitrage alors que le TGB, après avoir mené 3-12 (4ème), avait remporté le premier quart-temps 16-25. Cinq fautes sifflées, dont trois contre Diallo, en moins de cinq minutes, avaient changé la face du match. Menottées en défense, les Tarbaises avaient encaissé un 12-0 qui avait permis à Villeneuve d’Ascq de prendre le score 28-25 (14ème). Proches de l’explosion après quatre interceptions 52-39 (30ème), les Tarbaises étaient revenues 54-49 (33ème) avant de subir à nouveau les foudres arbitrales avec cinq fautes sifflées, en moins de cinq minutes, et l’élimination de Diallo. En fin de match les Nordistes creusaient l’écart aux lancers-francs 70-59. Un match qui doit avoir laissé beaucoup de regrets, car joué avec une Adja Konteh, malade, qui aura certainement à coeur de se racheter après sa sortie en demi-teinte contre Nice.

Bourges, la bête noire des Nordistes

A la veille de cette dix-septième journée, Villeneuve d’Ascq, avec 29 points (16 victoires, 3 défaites) est second à un point de Bourges, qui a une défaite de moins et compte deux points d’avance sur Charleville-Mézières (5 défaites). Trois défaites, dont deux contre Bourges (62-43 et 46-60) et une seconde à domicile, plus surprenante contre Lyon (59-66). Mais pour le reste, le Champion de France s’est imposé sept fois à domicile contre Nice (79-66), Tarbes (70-59), Nantes (66-55), Montpellier (62-60), Basket-Landes (66-60), Hainaut (76-57) et Roche-Vendée (70-53). Villeneuve d’Ascq voyage plutôt bien, puisqu’à part la défaite à Bourges, il a gagné six fois au Hainaut (75-89), à Roche-Vendée (59-74), à Mondeville (58-78), à Nice (60-71) mais aussi à Charleville-Mézières (65-68) et à Montpellier (52-57)... Pour autant, les Tarbaises, au Quai de l’Adour, ne doivent pas faire de complexes parce qu’elles ont battu Bourges et Charleville-Mézières. D’autant que Bourges avec cinq victoires en six rencontres est la bête noire des Nordistes. Cette année, Bourges et Villeneuve d’Ascq se sont rencontrées à six reprises et les Nordistes n’ont gagné qu’un seul match en Euroligue (64-55). Bourges s’est imposé deux fois en championnat, une fois en Euroligue (64-60), une fois à l’Open de Paris lors du match des Champions (71-48) et une fois en demi-finale de Coupe de France (63-44)

Eliminée en Euroligue et en Eurocup

En Euroligue l’ESBVA-LM, s’est retrouvé dans le même Groupe que Bourges et Kursk, le vainqueur de L’Euroligue 2017. Les Nordistes ont terminé à la 6ème place avec 19 points (5 victoires, 9 défaites) et ont été reversées en quart de finale de l’Eurocup. Villeneuve a gagné un match à l’extérieur, à Polkewice (61-69) et quatre au Palacium contre Polkewice (65-60), Braine (81-61), Bourges (64-55) et Galatasaray (76-62). Sur les neuf défaites, trois ont été concédées à domicile contre Sopron (73-83), Kursk (57-63) et Prague (59-72) et six en déplacement à Kursk (83-68), à Prague (88-51), à Galatasaray (69-64), à Braine (77-61), à Sopron (82-56) et à Bourges (64-60). Reversées en quart de finale de l’Eurocup, les Nordistes se sont faites éliminées par Hatay au meilleur des deux matchs (74-72 et 84-71).

Un grand d’Europe

Mais attention, Villeneuve d’Ascq, depuis son accession en LFB 2002, est devenue une des meilleures équipes françaises et même européennes de ces dernières saisons en remportant l’Eurocup en 2015 et en disputant la finale 2016. Et ce, en adéquation avec son environnement (233 897 habitants), quatrième agglomération française derrière Paris, Lyon et Marseille avec 1 037 939 habitants, soit plus de quatre fois la population des Hautes-Pyrénées ! L’Eurométrople, formée avec les villes frontalières belges, dépasse les 3,8 millions d’habitants... Fini le temps où le TGB était la bête noire des Nordistes en les battant régulièrement en championnat et en les éliminant en 2013 des demi-finales du Challenge Round et en 2010 des demi-finales du Final Four. Les temps ont changé. Depuis 2014 les Nordistes ont franchi un cap et sont devenues à leur tour la bête noire des Tarbaises en Ligue et en les éliminant sèchement 80-55 en quart de finale de Coupe de France. L’an passé, pour leur retour en LFB, les Tarbaises ont subi un lourd échec 42-82 au Quai de l’Adour avant de limiter les dégâts au Palacium lors du match retour. Mais depuis, Villeneuve d’Ascq est devenu un incontestable Champion de France 2017 en dominant Montpellier (3-1). Et ce malgré un effectif renouvelé à 60% avec les départs de Kaltsidou, Sacko, Robert, Kamba, Mahoney et Podrug.

De nouveau en reconstruction

Cette année encore Frédéric Dussard a dû reconstruire son effectif, cette fois autour d’Amant, Brémont, Johannah Gomis et Sy-Diop, après les départs de Gaye, Ayayi, Epoupa, Stepanova, Iagupova et Naumenko. De nouveau six départs compensés numériquement par les arrivées de Kamba (Nice), Leedham (Bourges), Akonga (Hainaut), Jovanovic (Basket-Landes) et de deux joueuses de LF2 Verin (Graffenstaden) et Konate (Arras). Un effectif complété en cours de saison par Cousseins-Smith, arrivée comme joker médical de Brémont. Alors que l’an passé le coach nordiste tournait à dix joueuses, toutes internationales, cette saison, il joue à neuf et demi, avec Brémont (25’), Cousseins-Smith (21’), Gomis (30’), Sy-Diop (28’), Leedham (28’), Akonga (22’), Kamba (20’), Amant (19’), Jovanovic (22’) , Konaté (10’), plus les jeunes Verin (4’) et Jakovljevic (6’). La Serbe Jovanovic, qui a failli être coupée en début de saison, s’est sauvée par ses performances en Euroligue (8,6 points de moyenne, deux perfs à 28 et 22 points, 5 doubles et 5/5 à 3 points), le double de celles en LFB…

Une équipe solide à l’intérieur mais aussi dangereuse à l’extérieur avec Cousseins-Smith, Akonga, Amant, Brémont, Gomis, Jovanovic, Kamba, Leedham et Sy-Diop qui tirent toutes à 3 points avec des réussites diverses.

Effectif

Poste 1

N° 4 : Joyce Cousseins-Smith : ex-internationale U16, 30 ans, 1,65 m, (Moy., 4,82 points, record 12 points, deux fois 8 rebonds, 6 passes décisives)

N° 5 : Virginie Brémont : ex-internationale U20, 31 ans, 1,77 m, (Moy., 9 points, record deux fois 15 points, quatre doubles et 3/5 à 5 points)

N° 55 : Aminata Konaté : 28 ans, 1,68 m, (Moy., 1,81 points, record 8 points)

N° 7 : Hélène Jakovljevic  : 18 ans, 1,77 m, internationale U16 et U18 (Moy., 0,43 points, record 3 points, 1/2 à 3 points)

Poste 2

N° 9 : Johanne Gomis : Internationale, 33 ans, 1,79 m, (Moy., 14,63 points, record deux fois 20 points, 14 doubles, 5/7 à 3 points)

N° 13 : Johannah Leedham : Internationale anglaise, 31 ans, 1,76 m, (Moy., 9,62 points, record 20 points, 10 rebonds, six doubles, un double-double, deux fois 3/5 à 3 points)

N° 33 : Nevana Jovanovic : Internationale serbe, 28 ans, 1,79 m, (Moy., 5,47 points, record 10 points, 2/4 à 3 points)

Poste 3-4

N° 21 : Laetitia Kamba : Internationale, 31 ans, 1,87 m, (Moy., 4,29 points, record 15 points, deux fois 2/3 à 3 points)

N° 6 : Régine Verin : 25 ans, 1,86 m (Moy., 1,67 points, record deux fois 4 points)

Poste 4-5

N° 14 : Pauline Akonga : Internationale congolaise, 36 ans, 1,88 m, (Moy., 10,9 points, 4,8 rebonds, record 15 points, neuf doubles, deux fois 8 rebonds)

N° 25 : Mariel Amant  : Internationale, 28 ans, 1,90 m, (Moy., 5,25 points, deux doubles, record 11 points, 11 rebonds)

N° 12 Mame Sy-Diop  : Internationale sénégalaise, 33 ans, 1,84 m, (Moy., 9,31 points, record 15 points, trois fois 11 rebonds, 9 doubles, trois doubles-doubles, deux fois 2/3 à 3 points)

Jean-Jacques Lasserre