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Les salariés de Vallourec toujours dans l’attente

mardi 13 février 2018 par Rédaction

La deuxième réunion plénière concernant le devenir de l’entreprise Vallourec et de ses 53 salariés s’est déroulée ce lundi matin en préfecture, en présence des parlementaires ou de leurs représentants, de Michel Pélieu, président du conseil départemental, des représentants des services de l’Etat à l’échelon départemental et régional, de représentant du président de la communauté d’agglomération, de la direction de Vallourec et des représentants des salariés et des syndicats.

A l’issue de cette réunion, Béatrice Lagarde , préfète des Hautes-Pyrénées, a fait le résumé de la situation devant la presse. Elle était aux cotés de Florent Galko, délégué à l’accompagnement régional de la défense auprès du préfet de la région Occitanie et M. Castagnac , représentant du cabinet mandaté par Vallourec pour retrouver un ou plusieurs repreneurs.

 « La question du délai du 28 février a été abordé, sans que Vallourec ne souhaite rallonger ce délai. Le deuxième sujet concerne les investissements sur le site industriel pour réduire les nuisances , sujet considéré comme un sujet non bloquant pour Vallourec dans la mesure où ils disent que cela fait partie des négociations avec les repreneurs et considéré par les salariés et les syndicats comme un poids majeur . A ce jour, 6 repreneurs ont exprimé un intérêt dont 3 un intérêt plus manifeste, » a déclaré la préfète.

 La demande des salariés et des CT est que l’Etat se positionne avant la fin de la semaine, quelle que soit l’issue fin février. La représentante de l’Etat a répondu : « l’Etat prendra ses responsabilités et les recherches pour trouver un repreneur ne s’arrêteront pas au 27 février. »

Florent Galko précise que NEXTER ; principal client de Vallourec, est prêt à faire un effort sur l’augmentation de ses commandes et notamment avec le développement d’un nouveau produit. Il y a des perspectives dans ce cadre là.

Monsieur Castagnac indique :" Aujourd’hui on est sur une phase où on examine les différents projets au cas par cas et l’essentiel du travail est sur les 6 repreneurs qui se sont manifestés dont les 3 considérés comme les plus actifs. Nous sommes dans une phase compliquée et on ne sait pas aujourd’hui ce qui sera dit le 27 février, date importante mais pas un couperet".

A notre sortie de la préfecture, nous avons rencontré les représentants des salariés de Vallourec et les représentants syndicaux.

Cédric Dorondonas, salarié de Vallourec : « Nous sommes toujours au même point, nous n’avons aucun signe positif de la direction, nous sommes inquiets et toujours pas d’information sur des futurs repreneurs. Ça fait deux mois qu’on attend et qu’on n’a aucune réponse. Les ouvriers sont sur les nerfs », a-t-il confié.

François Dousseau et José Navarro, de l’UD-CGT 65 reprochent à l’Etat de leur vendre du vent.

« Nous sommes dans l’enfumage complet, il était prévu 300 000 euros pour les nuisances et aujourd’hui on entend entre 3 et 4 millions. On a un Etat qui se positionne en spectateur. La plaisanterie a assez duré, il faut que l’Etat prenne ses responsabilités. De plus le représentant de la DGA a affirmé qu’il ne pouvait pas se passer de Vallourec pour la production des corps des obus et ne pouvait intervenir que s’il y avait repreneur ! Mais aujourd’hui il n’y en a pas ! Le groupe Vallourec a dit le 24 février ce sera terminé, nous demandons à la préfète qu’elle intervienne pour que l’Etat maintienne la recherche de repreneur après cette date », commente François Dousseau.

José Navarro a indiqué que lors de la réunion, Michel Pélieu, président du conseil départemental, était même allé dans le sens des syndicats.

Nous sommes le 12 février et personne n’est capable de nous dire si on est dans le bon chemin, aucun signe. Et de rajouter que Monsieur Macron qui aime tant notre département, qui vient faire du ski, il faudrait qu’il s’occupe de la forge de Vallourec qu’il connaît bien du reste car c’est sous son ministère que l’Etat a investi chez Vallourec 250 millions d’euros.

Les représentants syndicaux ont déclaré que le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez , a contacté Bruno Lemaire et que les parlementaires du département préparent une action cette semaine.

 

Nicole Lafourcade