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Campagne de piégeage des chenilles processionnaires et appel à la population

mercredi 7 février 2018 par Rédaction

« Les hivers sont de moins en moins rudes et les chenilles processionnaires prolifèrent très vite et cela devient un problème sanitaire majeur », a indiqué Jean-Claude Piron, adjoint en charge de l’environnement, lors de la conférence de presse qu’il a tenue avec Myriam Mendès, adjointe à la propreté et au cadre de vie.

Les deux élus appellent les propriétaires de pins dans leurs parcs ou jardins de veiller également au problème des chenilles car si de leur coté ils ne font pas le nécessaire pour les éradiquer, cela défavorise le travail effectué par la ville pour combattre l’invasion et avancer dans cette lutte. Il faut que les propriétaires surveillent leurs arbres, qu’ils enlèvent les nids et les brûlent, seul moyen de s’en débarrasser, mais surtout avant d’intervenir il faut bien se protéger.

Jean-Claude Piron fait remarquer que cet hiver la prolifération a été importante entre Tarbes et Lannemezan, il y en a partout. Une espèce invasive, on les trouvait sur le pourtour méditerranéen, depuis quelques années elles envahissent le sud-ouest et maintenant elles sont aux portes de Paris.

« A Tarbes, nous traitons les chenilles tout au long de l’année, tout au long de leur cycle : durant l’hiver elles se nourrissent de branche de pin, au printemps elles descendent le long du tronc et se font piéger par les écopièges, celles qui ne tombent pas dans les écopièges descendent sous terre pour se transformer en papillon que l’on attrape avec les pièges à phéromones et les autres vont pondre sur les pins et c’est là que les mésanges et les chauves-souris interviennent », a expliqué l’élu.

Myriam Mendès précise que pour contenir cette invasion la mairie investit beaucoup de moyens. Son intervention est basée sur plusieurs axes : de la prévention et du traitement.

« On utilise des écopièges qui s’accrochent en haut des arbres quand ces derniers sont pleins les agents les décrochent et les brûlent. Il y a également le piège à phéromone où le papillon se fait piéger pour éviter la reponte. Nous encourageons les prédateurs naturels comme les mésanges et la chauve-souris en installant des nichoirs ».

Sur la ville de Tarbes, on compte 70 écopièges, 40 pièges à phéromone, 6 nichoirs à chauve-souris et 50 nichoirs à mésanges et cette année 50 de plus seront installés. Les mésanges sont de très bons prédateurs sachant qu’une mésange mange environs 50 chenilles par jour.

Pour la municipalité cela représente un budget important 25 000 euros par an.

En 2017, 6 000 nids ont été détruits sur la ville tarbaise : lieux publics, écoles, squares et jardins.

« Il faut savoir que les poils de la chenille processionnaire sont urticants très longtemps, le moindre contact crée des démangeaisons qui peuvent avoir des conséquences graves et plus on a de contact avec le poil plus c’est grave. Dans le cas où l’on a été en contact avec ces poils il faut laver et savonner abondement, s’il y a contact avec les yeux voir un ophtalmo rapidement car il y aura intervention chirurgicale pour les retirer .Il arrive que pour certains animaux comme les chiens par exemple pour avoir été en contact avec les chenilles on les ampute de la langue et ceci n’est qu’un exemple », alerte Myriam Mendés

Pour conclure, Jean Claude Piron précise qu’au niveau de la grande agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, un groupe de travail est en action pour recenser les espèces invasives comme les insectes et les plantes. Et fait remarquer que sur Tarbes on voit très peu de nids de chenilles mais dès que l’on sort de Tarbes il y en a partout.

Diaporama
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