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Après- TGB-Montpellier

mardi 6 février 2018 par Rédaction

Battu par une joueuse exceptionnelle

Les Tarbaises sont tombées sur une belle équipe de Montpellier, toujours privée de Lardy, mais portée par une joueuse exceptionnelle par son âge (38 ans), sa taille (1,98 m), ses stats (20,5 points et 10 rebonds de moyenne en Ligue australienne). L’Australo-Croate a inscrit 40 points et pris 16 rebonds, explosant le record de 30 points de l’Australienne Stéphanie Talbot (Mondeville)* et égalant celui de Raincock-Ekunwe (Nantes) aux rebonds. Ajoutez-y les 21 points de l’Américaine Hurt et vous comprendrez pourquoi le TGB a chuté contre cette équipe qui occupait un rang modeste au classement avec six victoires pour sept défaites, mais qui voyageait bien avec quatre victoires à Basket-Landes, à Nice, à Roche-Vendée et à Mondeville. D’autant que les Tarbaises n’ont pas pris le match à bras le corps d’entrée et qu’elles ont dû courir longtemps après onze points de retard. Epuisées par une remontée fantastique, les Tarbaises ont manqué de lucidité et d’adresse à la fin du temps règlementaire et de la première prolongation pour conserver l’avantage repris et s’imposer.

* La jeune Australienne de 23 ans, en mal d’acclimatation, a quitté le club ce dimanche après le match contre Bourges.

Du côté de Montpellier

La reine Suzy

En conférence de presse, Rachid Méziane était venu avec la reine de la soirée Suzy Batkovic qui a fait une rentrée fracassante en LFB. Une joueuse pistée depuis longtemps et verrouillée par contrat depuis plusieurs mois déjà. Un investissement programmé, avec un contrat court pour l’Américaine Little, qui devait prendre fin au terme du championnat australien remporté d’ailleurs par l’équipe de Batkovic. « On a fait comme le TGB avec Bishop » précise le coach du BLMA qui dispose d’un budget de l’ordre de 2 M€, soit presque le double de celui du club bigourdan.

Suzy Batkovic réalise 53 % du score

L’Australienne, « Un des meilleurs pivot du monde » dixit François Gomez, a confirmé que le collectif ne suffisait pas pour gagner et qu’il fallait aussi des joueuses de talent. Suzy Batkovic avec ses 40 points et ses 42 d’évaluation a ’’tué ’’ le TGB. A elle seule, elle a marqué 43 % des points de son équipe. D’ailleurs, la meneuse tarbaise, Ana Suarez est catégorique : « Le match a été gagné par Batkovic. » Appuyé aussi par les 21 points de Hurt. Les deux joueuses, avec 28 rebonds (16 + 12) ont pris 53 % des rebonds ! Batkovic à elle seule, a marqué presque autant de points que les deux meilleures scoreuses tarbaises Plouffe (24 points) et Suarez (18 points)... Et encore elle n’a eu que 55 % de réussite 16/29). Heureusement, Rodgers (28 points contre Tarbes en Coupe de France) a été bloquée à 6 points.

Rachid Méziane : « Suzy (Batkovic) nous a fait un bien fou »

« On a assisté à un match intense pendant 50 minutes, avec les prolongations. C’était un match de très bon niveau » affirme Rachid Méziane ravi que ses joueuses n’aient rien lâché comme lors de précédentes sorties. « On savait qu’on ne pouvait pas se reposer sur nos lauriers après les vingt premières minutes, parce qu’on connait les qualités de cette équipe de Tarbes qui a beaucoup d’orgueil. Quand elle monte le curseur au niveau défensif, ça devient très, très, vite, compliqué offensivement et c’est ce qui s’est passé au retour des vestiaires. » Même lorsque Tarbes est revenu dans le match avec un 11-0, (le score passant de 29-42 à 40-42), Montpellier ne s’est pas affolé. « On a su bien gérer leur ’’come-back, leur rush’’ et lorsqu’elles sont passées devant, on a su conserver le stock de ballons nécessaire qui nous ont permis de garder la main sur le match. » Sportivement Rachid Méziane reconnaît que la sortie de Gaye au début de la première prolongation a été une aubaine. « Le fait qu’Aby Gaye soit sortie nous a facilité les prolongations, mais c’était une stratégie de notre part. » D’autant que par l’absence sur blessure de Diallo, le TGB se trouve dépourvu dans le secteur intérieur face à une joueuse d’1,98 m, qui a survolé la rencontre. « Suzy (Batkovic) nous a fait un bien fou. Elle apporte un gros point de fixation à l’intérieur et en plus, elle a de la qualité sur les shoots extérieurs. C’est une joueuse assez polyvalente et dangereuse comme elle l’a démontrée. En plus, elle a répondu physiquement présent alors qu’elle est arrivée en début de semaine après un long voyage depuis l’Australie. » C’est d’ailleurs à l’intérieur, par l’Australienne et Sacko, relayées par Bar et Hurt, voire Kone, que Montpellier a insisté. D’abord pour épuiser Gaye et Plouffe, et les faire pénaliser. Un plan réussi à la perfection avec l’élimination de Gaye et les 53 rebonds et 46 points contre 42 rebonds et 38 points pour Tarbes, dans la raquette. De plus, les Héraultaises ont pris d’entrée les Tarbaises dans l’agressivité. « On savait, qu’on ne pouvait pas rater notre début de match, parce qu’à l’extérieur, c’est toujours compliqué de revenir. Surtout à Tarbes, devant son public, il ne fallait pas qu’on rate notre entame de match, sinon on aurait pu rester toujours derrière. » 

« Tout est jouable »

Avec l’arrivée de deux joueuses exceptionnelles, Rodgers (28 points en Coupe de France) et Batkovic (40 points) et une équipe bientôt au complet, à l’exception de Bankolé (saison terminée), Montpellier peut prétendre jouer les premiers rôles. « A partir du moment où, on est en Play-Off, ce qui est notre objectif principal, tout est jouable. Donc, on verra à ce moment là, mais aujourd’hui, on essaie vraiment, match après match d’emmagasiner des points, parce qu’on en a beaucoup perdu en route, surtout à domicile. Même si on a récupéré deux bonnes joueuses, cela va demander un temps d’adaptation parce que Sugar (Rodgers) n’a pas le même profil que Sottana et que Suzy a un profil atypique. Il faut le temps, même si je ne pensais pas qu’elle soit aussi forte pour son premier match à Tarbes. » Non qualifiées en Euroligue, Rodgers et Batkovic, n’avaient pas joué mercredi contre Ekaterinburg et étaient fraiches pour affronter le TGB. Le retour de Lardy, après la trêve internationale, est attendu avec impatience par son coach. « On espère qu’elle sera là contre Mondeville, parce que le rythme effréné de Romane (Bernies) ne pourra pas durer. On a besoin d’une deuxième meneuse et que chacune derrière, respecte ses fonctions, parce que quand on n’a pas Romane sur le terrain, on est vite déstabilisé, C’est normal, puisque les joueuses ne sont pas à leurs postes de jeu et on a besoin d’Anaël (Lardy) pour retrouver de la stabilité. »

« Une victoire qui nous fait du bien »

Pour Montpellier, face à un rival direct qui le précédait au classement, il était important de mettre fin à deux défaites consécutives. « C’est une victoire qui nous fait du bien. Avec le match aller, remporté aussi, c’est une double victoire. » se réjouit le coach héraultais qui prend le point-average (4-2) par rapport au TGB en cas d’égalité au classement final. Même si l’essentiel est d’être dans les huit premiers pour disputer les Play-Off, le classement est primordial pour éviter les grosses écuries et pour recevoir au match retour. « On va essayer de gratter petit à petit, pour revenir match après match dans le top quatre. Les vacances, de la trêve internationale, vont faire du bien à tout le monde, et on espère revenir dans la même dynamique après la trêve. » 

Suzy Batkovic : « C’est incroyable »

Suzy Batkovic, malgré ses 20,5 points de moyenne en Ligue australienne, était ravie de sa prestation. « C’est incroyable, je ne pensais pas marquer 40 points pour mon premier match en France. Je suis aussi très contente parce que l’équipe a fait un très gros match. » L’Australienne, malgré ses 1,98 m, a été impressionnée par l’opposition d’Aby Gaye. « C’est une joueuse très physique, très forte, très puissante mais aussi très bonne. »

Aurélie Bonnan : « C’est une bouffée d’air frais, cette victoire »

Aurélie Bonnan, qui a débuté au centre de Formation de Tarbes, a bouclé la boucle en y revenant comme coach-assistant. « Pour l’instant, ça me convient très bien, j’apprends énormément de choses avec Rachid (Méziane). De jour en jour et avec tout ce qui s’est passé depuis le début de l’année, j’apprends beaucoup de choses et je prends beaucoup de plaisir. C’est un binôme qui fonctionne humainement et dans le travail. Pour moi, ce n’est que du bonheur au quotidien de travailler avec lui. » Et le bonheur était au Quai samedi soir. « C’était un beau match. Tarbes a eu le mérite de ne pas lâcher malgré l’écart à la mi-temps. C’est vrai qu’on a beaucoup souffert en deuxième mi-temps. On a très mal démarré la prolongation mais les Filles ont eu une vraie force de caractère pour aller chercher une grosse défense, des gros stops défensifs et mettre de gros shoots. Pour nous, c’est une bouffée d’air frais, cette victoire qui nous remet dans la compétition et dans les objectifs qu’on a. »

Fatimatou Sacko : « ça s’est joué au caractère et à l’expérience sur la fin »

Fatimatou Sacko a quitté son premier club Valenciennes, pour Tarbes avec qui elle a gagné le premier de ses deux titres de championne de France en 2010. « Je pense qu’on a gagné au mental et à l’expérience aussi. C’était un gros, gros match, que de toute façon une des deux équipes allait perdre. Mais ce qui était sûr dans nos têtes, c’est que ça n’allait pas être nous, même si ça c’est joué à très, très, peu. On a vu une grosse équipe de Tarbes, qui n’est pas facile à jouer. On savait très bien que c’est une équipe qui, ici, a battu de grosses équipes et on était très bien préparées. Après, ça s’est joué au caractère et à l’expérience sur la fin parce qu’on a de grosses joueuses dans notre équipe. » L’ex-Tarbaise est encore sous le charme de sa co-équipière australienne. « C’est juste génial. Quand à des moments, on était bloquées, Suzy nous débloquait la situation. » Mais au-delà du talent de Batkovic et de Hurt, Fatimatou Sacko relève : « Après, ce qui est bien aussi, c’est qu’on a vu un vrai collectif, elles ont aussi tiré de loin et elles ont joué avec tout le monde. C’était vraiment top, c’était génial. » Après un début de saison difficile, pour cause de blessures et de turnover de joueuses, Montpellier semble avoir touché le jackpot avec Rodgers et Batkovic. « L’esprit de compétition ne m’a jamais quitté. Quand on joue à ce niveau, c’est pour jouer des phases finales et gagner le championnat. C’est sûr, que l’arrivée de ces deux joueuses nous donne un élan, un second souffle, parce qu’on n’a pas eu une saison facile jusqu’ici. Elles nous donnent un bel élan et moi, j’ai toujours pensé qu’on pouvait aller en finale. Maintenant, on y croit encore plus. »

Côté tarbais

François Gomez est venu en conférence de presse accompagné de la meneuse espagnole, une manière de lui rendre hommage après ses dernières prestations. La meneuse tarbaise, un peu en retrait depuis le début de la saison, semble avoir trouvé ses marques et reste sur trois belles sorties contre Lyon (12 points, 2/5 à 3 points, 8 passes décisives), Bourges (14 points, 4/4 à 3 points) et Montpellier (18 points, 2/5 à 3 points, 7 passes décisives, 5 interceptions pour 1 ballon perdu).

Ana Suarez : « C’est Batkovic qui gagne ce match »

La panne de courant d’une trentaine de minutes au moment de l’échauffement expliquerait le début de match compliqué selon la meneuse tarbaise. « On est une équipe jeune et l’incident de la lumière a peut-être cassé notre préparation. » Ana Suarez regrettait aussi que les arbitres n’aient pas sifflé une faute évidente sur Adja Konteh à la dernière seconde du temps règlementaire.* « Sur la dernière action en un contre un, peut-être qu’ils peuvent siffler faute. On avait décidé de donner le ballon à Adja pour marquer ou aller chercher la faute. » L’Espagnole reconnaissait : « On a pris quelques décisions défensives contre Batkovic qui nous coûtent le match » mais elle restait persuadée que le TGB aurait pu malgré tout l’emporter. « J’étais convaincue que l’on tenait cette partie et qu’on allait gagner. » Malheureusement les Tarbaises ont failli face au cercle. « Mettre les lancers-francs, c’est important, car ce sont des tirs faciles » reconnaissait la meneuse « mais ce n’est pas cela qui a fait la différence, pour moi, c’est le pivot (Batkovic) qui gagne ce match ! »

*Nous pouvons confirmer que faute il y avait (l’action s’est passée à deux mètres de nous) mais les arbitres, sous pression avec les multiples interventions de Rachid Méziane et des joueuses héraultaises, n’ont pas osé siffler. Il est vrai que cette action se passait à ras des supporters montpelliérains qui ne cessaient de hurler et d’insulter les arbitres. Des supporters enthousiastes lorsque le BLMA était devant mais devenus furieux lorsque le TGB est repassé devant. Chauvins aussi et antisportifs en tapant sur leur grosse caisse quand les Tarbaises étaient aux lancers-francs. Ce qu’ils n’avaient pas fait jusque là. Ce qui peut expliquer les ratés des Tarbaises en fin de rencontre et lors des prolongations.

François Gomez :

« C’est remarquable ce qu’ont fait les Filles au retour des vestiaires »

Un constat qui explique peut-être que François Gomez n’ait pas retenu la mauvaise entame tarbaise qui a permis à Montpellier de se mettre en confiance en prenant l’ascendant sous le cercle. « Les matchs ne se gagnent pas dans les cinq premières minutes, les matchs ne se gagnent jamais en première mi-temps, les matchs se gagnent au coup de sifflet final. Quand on revient à égalité on peut gagner le match à la fin du temps règlementaire. On peut prendre le match et on ne le prend pas, on ne le prend pas non plus à la fin de la première prolongation. » Pourtant, avec 16 points (8/10) intérieurs contre 4 points (2/5) dans les cinq premières minutes, Montpellier a marqué les Tarbaises qui se sont épuisées à courir après le score. Le TGB a redressé la barre dans ce secteur, en seconde mi-temps, en inscrivant 24 points, malgré beaucoup de déchets (12/29) contre 20 points à Montpellier (10/18), beaucoup plus adroit et plus présent, avec 53 rebonds contre 42, sur l’ensemble du match. François Gomez préférait insister sur « la capacité de malmener une équipe comme Montpellier et de pousser Bourges dans ses retranchements. Montpellier, n’est pas à sa place ex aequo avec nous. Ils devraient être aux trois premières places, ce qu’ils vont peut-être réussir à faire avec l’équipe qu’ils alignaient contre nous. » Le coach bigourdan préférait mettre en exergue la réaction de ses joueuses après la mi-temps : « C’est remarquable ce qu’on fait les Filles au retour des vestiaires. » Le coach tarbais préférait aussi relativiser après cette seconde défaite contre deux grosses équipes. « On est à notre place, on le sait, il ne faut pas rêver. On est toujours déçu après le match de ne pas remporter ce type de rencontre parce qu’on l’a en main. Quand on est à plus cinq, on fait des choix offensifs qui ne sont pas bons. On prend cinq points sur un tir à trois points, plus une faute sous le panier. Voilà, il y a un tas de choses comme ça qui n’ont pas tourné pas en notre faveur. » François Gomez s’est refusé à évoquer l’absence de Diallo qui laisse Gaye bien orpheline sous le cercle depuis plusieurs matchs : « On va me dire qu’il manquait Christelle. Il ne manquait personne. L’équipe était là et a tenu tête, on avait la possibilité de gagner et on ne l’a pas fait, c’est Montpellier qui a gagné. » Plouffe, assure un bel intérim sous le cercle, mais ce n’est plus son poste de prédilection. Alice Kunek, le joker médical de Diallo, malgré sa volonté et son agressivité défensive, n’est pas non plus une véritable intérieure et en plus, elle n’apporte pratiquement aucun point. Alors que Diallo tournait à 8,55 points de moyenne (5 points minimum et cinq doubles, dont quatre fois 12 points), Kunek n’a marqué que 2 points en trois journées...

« On joue pour la 7ème, 8ème place »

Le coach tarbais a préféré rappeler les objectifs fixés en début de saison. « Je vous le rappelle, le TGB est une équipe qui joue pour la 7ème ou 8ème place, c’est annoncé en septembre. Que ceux qui pensent que l’on doit être dans les trois premiers ou champion, qu’ils reviennent à la réalité. Je suis déçu, mais je sais ce que vaut mon équipe. Elle vaut ce que ça vaut. Quand Montpellier présente quatre intérieures, nous, on n’en a que deux. On n’est pas du tout dans la même catégorie que Montpellier. » Il faut rappeler que Batkovic et Hurt, deux joueuses hors de prix pour le club bigourdan, ont pesé lourdement sur le résultat. Pas seulement en terme de points mais aussi d’expérience et d’efficacité. « Un match, c’est quarante minutes, là c’était cinquante minutes et au moment où il faut mettre les paniers, Suzy Batkovic les met. Quand il faut mettre les lancers, Mlle Hurt les met et nous on ne les met pas ! » François Gomez a rappelé que malgré ses belles performances le TGB restait en danger et se devait de gagner pour éviter de se retrouver à lutter pour éviter les Play-Down. Les deux prochaines journées s’avèrent cruciales face à des adversaires directs pour le maintien face à des équipes classées 9èmes et 12èmes. « A nous de travailler, il nous a manqué une gestion efficace. On doit travailler pour gagner les matchs qu’on doit absolument gagner. C’est à dire, le prochain au Hainaut et celui d’après contre Nice. Et ce n’est pas parce qu’on fait de grosses performances, comme on a encore fait contre Montpellier, qu’on est sorti de l’auberge. Il reste huit matchs et des matchs à gagner. Nantes a battu Lyon, il ne faut pas rêver. Aujourd’hui, on est dans le combat qu’on s’était fixé au mois de septembre. Il va falloir gagner des matchs pour conserver cette 7ème/8ème place et si ça se passe bien la 6ème place ».

Jean-Jacques Lasserre