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Ours et loups dans les Pyrénées – La Confédération Paysanne occupe la DREAL Occitanie à Toulouse

samedi 2 décembre 2017 par Rédaction

Hier, arrivés en fin de matinée avec quelques brebis ayant pour bergerie la halle d’entrée de la DREAL, comme tous les éleveurs et syndicats, ils exigent des réponses de l’Etat face à la prédation. Réponses qu’ils n’obtiendront pas voire même jamais tant le mensonge qui entoure ce sujet des grands prédateurs en Europe est énorme.

Mensonge ? Un mot qui ne plait pas à tout le monde et pourtant, comme le disait Joseph Goebbels en 1933, au lendemain de l’incendie du Reichtag dans le cadre de la théorisation de ses techniques de propagande : "Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit ...". Nous sommes exactement dans ce contexte intellectuel et culturel des créateurs du WWF puis de l’UICN (page web non à jour, il y a pire encore https://www.pyrenees-pireneus.com/Ecologistes-Ecologie/WWF/WWF-World-Wild-Fund-for-Nature.html )

Peu d’espoir immédiat mais un combat à mener

Dans un communiqué de presse, le syndicat agricole précise : « Malgré une année 2017 catastrophique, sous la pression des attaques d’ours (1200 victimes) et de loups (10000 victimes), l’Etat ne daigne toujours pas faire une réponse claire sur sa volonté de soutenir ou d’abandonner l’agriculture paysanne, productrice d’une alimentation de qualité et du maintien de la biodiversité dans ces écosystèmes. »

Sachant que pour l’ours le rapport de décembre 2014 du Muséum d’Histoire Naturelle envisageait la possibilité de 150 ours soit 3 à 4 fois l’effectif « officiel » d’aujourd’hui, nous pouvons imaginer l’ampleur des dégâts à imaginer aux alentours de 4 à 5 000 brebis par an. Le problème, que ce soit pour l’ours ou le loup, nous ne connaissons pas la vérité sur le nombre d’individus. Pour l’ours, aucune information génétique sérieuse et scientifique n’est communiquée à l’exception de l’annonce médiatique de naissances qui, à elles seules, ne justifient pas une introduction. Toutefois, ce même rapport évoque une translocation d’ours d’un département à l’autre pour assurer un renouvellement génétique. Voilà qui fait l’affaire des amoureux de l’ours.

Se pose alors pour la Confédération et d’autres syndicats la question : « combien d’éleveurs et de bergers en 2023 et avec quel modèle d’élevage ? » Alors qu’ils veulent exiger de « pouvoir continuer à élever nos troupeaux en plein air. »

Une union est en cours de formation

Même s’ils ne partagent pas, et de loin, les mêmes idées sur le modèle d’agriculture, la Confédération Paysanne se retrouve avec la FNSEA, la FNO et Jeunes Agriculteurs sur la même opposition aux grands prédateurs. Les trois syndicats majoritaires appellent à une mobilisation le Mardi 5 décembre à partir de 17h devant Matignon, 57 Rue de Varenne à Paris. A cette occasion « une délégation demandera symboliquement au Premier ministre d’adopter cinq agneaux orphelins de brebis tuées par les loups. Un refus d’adoption sera interprété comme le signe d’un abandon des éleveurs par les pouvoirs publics ». Voilà qui promet ! (Voir le communiqué). Le MODEF est de son côté très opposé au Plan loups et ours. Quant à la Coordination Rurale « l’espoir vient de l’Europe…… le parlement européen vient de reconnaître le préjudice causé par les loups sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales et notamment sur le pastoralisme. » Elle « se réjouit que l’instance européenne ouvre enfin une porte pour la réévaluation de la protection du loup, et préconise ainsi une modification de la directive « habitats » qui a largement joué son rôle de conservation des espèces protégées à tel point qu’aujourd’hui certaines d’entre elles sont devenues des menaces pour d’autres espèces et les animaux d’élevage en particulier. » http://www.coordinationrurale.fr/protection-du-loup-lespoir-vient-de-leurope/

Les jeux sont faits !

Les jeux sont faits depuis longtemps sans que personne n’en prenne vraiment conscience. Mais le milieu écologiste (administrations diverses nationales et européennes comprises) prend son temps et suit ses objectifs sans aucun souci et respect de la personne humaine dans la droite ligne de son idéologie originale. La dictature est à nos portes en matière environnementale. C’est bien connu. Il y a 11 ans déjà, Gérard Caussimont, Président du FIEP écrivait : « Le totalitarisme atteint le Béarn ». http://www.fiep-ours.com/lecture.php?op=ImprimePage&sid=50 Il ne pouvait pas mieux dire puisqu’il y participe et encore prochainement il espère dialoguer avec les éleveurs sous l’autorité de la Préfète des Hautes-Pyrénées. Il en est de même pour Férus qui n’apprécie pas d’être traité de voyou mais qui ne se gêne pas de le faire à l’encontre des éleveurs de l’Aveyron https://www.ferus.fr/actualite/les-eleveurs-voyous-recidivent-en-aveyron et des Hautes-Alpes https://www.ferus.fr/actualite/les-eleveurs-voyous-ont-encore-frappe

Pas grave pour eux, toute l’action est préparée et validée depuis 1997 avec les survivants du nazisme animateurs de l’idéologie environnementaliste puis repris par la fondation PanParks en 2009 https://www.pyrenees-pireneus.com/Parcs-Reserves/PAN-Parks/PAN-Parks.php pour appliquer la politique de rewilding https://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement/Rewilding/Rewilding-Presentation.html à laquelle la Fondation Nicolas Hulot n’est pas étrangère.

En analysant ces documents et en suivant le cheminement des calendriers, il est clair que nous n’avons pas un Ministre de l’écologie ou du développement durable mais un militant écologiste pur et dur à la tête de la politique française, qui applique une politique décidée hors tout processus démocratique soit direct soit indirect par l’intermédiaire des élus.

Que reste-t-il à faire aux éleveurs, notamment de montagne, aujourd’hui ? L’avenir nous le dira mais les risques sont énormes. Comme nous l’a précisé au téléphone, Thomas Vernay, chargé du dossier prédation à la Confédération Paysanne, d’autres actions sont prévues. Lesquelles ? Il n’a pas précisé. Et les autres syndicats pourraient bien suivre le mouvement.

Louis Dollo


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2 décembre 2017
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