Site d’informations en ligne, sur Tarbes et le Grand Tarbes
 Informations Lourdes et Grand Tarbes Informations Lourdes et Pays de Lourdes Informations Bagnères de Bigorre Informations Argelès-Gazost Vallées des Gaves Informations Pays de Lannemezan Information Pays du Val Adour Informations Hautes-Pyrénées   
 
    
 
  
 

Bourg-en-Bresse : La meilleure équipe des trois équipes rencontrées

vendredi 6 octobre 2017 par Rédaction

Le match à Limoges, globalement bon

Pour Nicolas Escouteloup, après de multiples visionnages vidéos, Bourg-en-Bresse est meilleur que Chambéry, Limoges et bien sûr Strasbourg. Le retour sur le match de Limoges est moins catastrophique qu’à première vue. « Globalement, on fait un bon match face à une équipe qui devait se racheter après sa lourde défaite à Albi. C’est une équipe qui a de grosses qualités offensives avec une ligne de trois-quarts extrêmement performante. » Un match où le TPR a répondu présent pendant les trois quarts de la rencontre avec une ’’absence’’ d’une dizaine de minutes qui a coûté cher avec trois essais encaissés. Dont deux essais en trois minutes dont un sur un rebond dans l’en-but, qui trompe deux défenseurs, pour rebondir dans les bras du troisième ligne de Chambéry. « Deux essais amenés par du jeu au pied dans le dos de la défense, parce qu’on défendait bien, relève Nicolas Escouteloup. » Si on enlève cet essai casquette, Tarbes aurait très bien ou revenir avec un match nul et peut-être mieux sur une dernière occasion près de la ligne, synonyme de match nul ou de victoire ! Le point positif concerne le comportement positif du groupe, qui a su s’arcbouter sur sa ligne pour éviter de prendre un quatrième essai. Un groupe qui a su se mobiliser à 23-6 pour revenir au score et décrocher un bonus défensif. « Après, c’est vrai, il nous a fallu beaucoup d’énergie pour aller chercher la pénalité du bonus défensif. Sur la dernière action peut aussi apporter un essai si on ne fait pas un en-avant », relève l’entraîneur. Le point négatif reste ce trou à la sortie des vestiaires qui a coûté cher, avec des placages manqués. « Ce passage à vide nous a peut-être coûté le gain du match, alors qu’on s’était donné les moyens de mettre Limoges dans le doute. Si on reste collé au score, la fin de match peut être différente parce qu’on a terminé très fort. » Nicolas Escouteloup s’inscrit en faux contre une défaillance tarbaise en touche. « Sur nos trois matchs, on a 87 % de lancers gagnés. Par contre, c’est vrai que la qualité de nos ballons n’est pas parfaite pour construire autour et notamment des ballons portés. Quand le ballon n’est pas très net en l’air, le bloc à la descente est un peu en souffrance, au niveau de l’équilibre, et on est plus facilement écroulable. »

Bourg-en-Bresse très homogène

Une vision relativiste de la défaite à Limoges qui peut rassurer avant d’accueillir Bourg-en-Bresse qui vient de faire forte impression à Albi. « Pour nous, c’est la meilleure des trois équipes que l’on a déjà rencontrées. » Une équipe reconstruite et rajeunie après quinze départs pour seulement neuf arrivées et qui joue sans aucune pression. Surtout que depuis le début de la saison, c’est son troisième déplacement à l’extérieur après Limoges et Albi. Malgré une première ligne rajeunie, Bourg-en-Bresse tient la route comme le confirme Nicolas Escouteloup. « C’est une équipe qui n’a pas été en souffrance dans ce secteur de jeu, sur les matchs qu’on a vu. » Par contre les Bressans disposent d’une seconde et troisième ligne de très grande qualité. « C’est le prototype d’une équipe qui a très peu d’étrangers dans son effectif, qui s’est toujours basée sur la formation et qui a toujours récupéré de bons jeunes. C’est une équipe très homogène, très constante au niveau de la qualité de son jeu et très en place ! » Mais l’entraîneur bigourdan est confiant. « Le groupe a du courage et à l’envie de bien faire. » Le travail, les discussions, les diverses rencontres, durant ces quinze jours, ont permis de vérifier la solidarité et la motivation du groupe. Un groupe qui devrait avoir « un moral de feu » samedi contre Bourg-en-Bresse.

Utiliser les trois atouts ensemble

Un éventuel replacement de Claverie à l’arrière ne serait pas un désaveu du jeune écossais. « Ben Cooper, pour moi, a fait son match », affirme Nicolas Escouteloup. « On ne peut pas attendre d’un jeune joueur, qui n’a jamais joué en Fédérale Elite à l’arrière, de crever l’écran. Il a été sérieux sur le jeu au pied et il a été correct en défense et sa participation en attaque a bien fonctionné. » D’autant que Cooper a été recruté pour le Centre de Formation par l’Association Amateur. Le replacement de Claverie à l’arrière, serait surtout pour apporter un plus à l’équipe confirme Nicolas Escouteloup. « Ce serait pour mettre le maximum d’atouts dans notre panier. Que ce soit avec, Max (Bats), Nano (Vergallo) ou Jean-Ba (Claverie), sur le banc, forcément, on amoindrit l’équipe, compte tenu du repositionnement de Domec au centre suite aux blessures de Vinusa et de Bréthous. Avoir les trois sur le terrain en même temps c’est pour nous un atout ! » Pas question de laisser penser que ce replacement serait un désaveu du meilleur ouvreur-buteur venu de Vannes il y a deux saisons. Nicolas Escouteloup s’offusque que certains puissent l’envisager. « Il a fait un bon match à Limoges, il a bien attaqué la ligne, il a très bien orienté son attaque et il a globalement bien joué au pied, offensivement et défensivement. » Son repositionnement en 15, en attendant le retour de Vinusa ou de Bréthous, serait avant tout pragmatique d’autant qu’aucun des ’’jeunes’’ ne s’est imposé au centre pour laisser Domec à l’arrière.

Laisser du temps au temps

De par sa défaite contre Chambéry, Tarbes se retrouve sous pression et n’a pas le droit à l’erreur contre une équipe complètement décomplexée par sa victoire tarnaise. Aux jeunes, d’oublier la pression subie pour un premier match à domicile qui de plus était télévisé. Aux joueurs expérimentés, de transformer cette pression négative en pression positive. Celle qui vous fait tout bousculer et tout réussir. Cette fois le Stado devra prendre le score et creuser l’écart pour ne pas douter et s’affoler comme contre les Savoyards en seconde période. Cette fois, les Bigourdans auront eu quinze jours au lieu de trois jours, (voyage retour de quinze en bus, match avancé au vendredi) pour se préparer. « On est passé à côté contre Chambéry parce qu’on n’a pas pu bien le préparer, par manque de récup et de temps ». Tarbes devra encore faire le dos rond puisque Taulava, espéré un temps, sera encore absent pendant une quinzaine de jours au moins. Il faut se rappeler aussi que Tarbes, au mois de juin 2017 était relégué administrativement en Fédérale 2 et que de nombreux joueurs, dont les trois talonneurs, sont partis. Que le recrutement du remplaçant de Marc Dantin s’est effectué sur le tard ainsi que celui des joueurs et en particulier ceux de la première ligne. Que du coup, en plus des blessures, le niveau physique des joueurs est disparate, que les jeunes ne se sont pas tous mis au niveau. Que le discours officiel était il y trois mois à l’humilité et où la qualification n’était pas une priorité. Alors pourquoi s’affoler aujourd’hui après trois journées où le TPR est calé en milieu de classement. Et ce dans une poule plus dense et plus difficile que celle de l’an dernier où les Tarbais pointaient en sixième position à la fin des matchs Aller. Il faut laisser du temps à cette jeune équipe, de trouver son homogénéité et d’appréhender le nouveau système de jeu préconisé par les deux entraineurs.

Jean-Jacques Lasserre