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Cérémonie à la mémoire des à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat Français et d’hommage aux « Justes de France »

lundi 17 juillet 2017 par Rédaction

A l’occasion de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France, une cérémonie a été organisée dimanche matin, au monument aux morts des allées Leclerc à Tarbes. Placée sous l’autorité du lieutenant-colonel Ruyant, du 35e RAP, représentant le délégué militaire départemental, la cérémonie était présidée par Marc Zarrouati, secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées, représentant la préfète Béatrice Lagarde, en présence de Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées, d’Eugène Pourchier, adjoint au maire de Tarbes, représentant Gérard Trémège, des autorités civiles et militaires. Le piquet d’honneur était armé par le 38ème Régiment d’Artillerie Parachutiste.

Le secrétaire général de la préfecture Marc Zarrouati a donné lecture du message de la ministre des armées.

Message de Florence Parly, ministre des Armées

"Il y a 75 ans, les 16 et 17 juillet 1942, avait lieu, à Paris, la rafle que la mémoire collective retiendra comme la plus importante que connut l’occupation.

Aujourd’hui nous rendons hommage aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’Etat français et aux « Justes de France ».

La rafle du Vel d’Hiv’, du nom du lieu où furent enfermées les personnes arrêtées ces 16 et 17 juillet 1942, constitue une blessure dans l’histoire de notre pays et de notre mémoire nationale. Elle est devenue le symbole des atrocités commises envers les Juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale avec la complicité du gouvernement de Vichy.

Durant ces deux jours, l’Etat Français a autorisé et a participé à l’arrestation de familles entières, hommes, femmes et enfants ! En moins de 48 heures, 13.152 Juifs, dont plus 4 000 mineurs de moins de 16 ans, furent arrêtés, enfermés, puis déportés vers les camps de la mort. Avec cette opération, le régime de Vichy perdait toute humanité !

Aujourd’hui nous pensons aussi aux nombreux Tziganes, victimes du racisme du régime de Vichy qui furent arrêtés, internés et parfois déportés.

Mais cette journée est également dédiée à l’espérance et à la dignité humaine. En effet, des Françaises et des Français refusèrent ces comportements barbares ; ceux que l’on appela plus tard, les « Justes parmi les Nations ».

Plus de 4000 « Justes de France » sont actuellement reconnus par le comité français de Yad Vashem.

Ces braves apportèrent leur aide, au péril de leur vie, à des Juifs persécutés, cachant et sauvant des personnes recherchées, dont de nombreux enfants, leur évitant ainsi le sort réservé aux 75 000 autres qui furent déportées et dont à peine 2.500 rentrèrent au pays.

Altruistes, courageux et téméraires, par leurs actions, ils démontrent que la résistance est toujours possible même dans les moments les plus extrêmes. Ils appartiennent à cette « armée des ombres » qui rendit l’honneur au pays des droits de l’Homme.

Voici pourquoi fut apposée, le 18 janvier 2007 dans la crypte du Panthéon, une plaque rendant hommage aux « Justes de France », leur attribuant ainsi la place qui leur revient de droit aux côtés des grands hommes de notre République :

« Sous la chape de haine et de nuit tombée dans les années d’occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s’éteindre. Nommés « Justes parmi les Nations » ou restés anonymes, des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des Juifs des persécutions antisémites et des camps d’extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l’Honneur de la France, les valeurs de justice, de tolérance et d’humanité. »

Ce faisant, la Nation toute entière s’inclinait devant le martyr des uns et admirait l’héroïsme des autres.

L’initiative de cette reconnaissance envers les Justes de France revient à Simone Veil qui s’est éteinte il y a peu. Et nous nous devons de rendre une nouvelle fois hommage à cette grande Dame, cette femme déterminée, engagée, admirable dont l’exemple devrait inspirer nos compatriotes. Celle qui avait écrit : « J’ai le sentiment que le jour où je mourrai, c’est à la Shoah que je penserai. ».

N’oublions jamais les martyrs et leurs sauveurs".

Ensuite fut diffusé le chant des Marais, suivi du dépôt de gerbes, de la sonnerie aux morts, d’une minute de silence et de l’hymne national.

Diaporama
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